sos fantomes

Début des années 80, le comédien et humoriste Dan Aykroyd se retrouve seul et en deuil après la mort de son ami et partenaire, John Belushi, avec lequel il avait triomphé quelques années plus tot dans le film de John Landis, Les Blues Brothers.

C'est alors qu'il croise plusieurs autres comédiens issus, comme lui, du Saturday Night Lives, la célèbre émission satirique Américaine. Parmi eux, Eddy Murphy, avec il tourne la comédie Un fauteuil Pour Deux, mais, également Bill Murray et surtout Harold Ramis, à qui il confie une idée sur laquelle il travaillait déjà avec son ancien complice : Une comédie fantastique tournant autour de chasseurs de l'espace évoluant dans la stratosphère.

Les deux hommes proposent le concept à des producteurs, mais,ces derniers, jugeant le concept trop coûteux, demandent des modifications. Harold Ramis et Dan Aykroyd décident de ramener l'action à New York. 

Naturellement, impossible de confier l'un des rôles à John Belushi, comme envisagé par Dan Aykroyd au départ. C'est finalement Bill Murray qui accepte de prendre la relève, mais, à une seul condition, celle que le studio accepte de financer un projet cher au comédien, un remake du film Le Fil Du Rasoir, sortit dans les années 40.

Hasard des sorties, ce film et celui initié par Dan Aykroyd et Harold Ramis, baptisé S.O.S Fantômes, sortiront en même temps dans les salles Américaines.

Pour ce qui concerne le réalisateur, les deux scénaristes et comédiens ne cherchent guère longtemps, puisqu'ils optent pour Ivan Reitman, complice de Dan Aykroyd depuis ses débuts à la télévision et familier de l'univers du Saturday Night Lives.

Si ce dernier accepte le poste, ce ne sera pas le cas d'Eddy Murphy auquel les deux compères souhaitent confier le rôle de Winston Zedmore, la dernière recrue du groupe S.O.S Fantômes. Mais, le comédien préfèrent se consacrer au tournage du film Le Flic De Beverly Hills.

C'est finalement Ernie Hudson, jeune comédien alors peu connu, qui est choisi. Le casting se complète avec Rick Moranis, Sigourney Weaver, Annie Potts et David Margulies.

L'histoire tourne autour d'un trio d'amis, tous scientifiques et évoluant dans une université. Pour autant, si Raymond Stantz et, surtout, Egon Spengler sont plutôt d'un naturel sérieux, ce n'est pas le cas de Peter Venkman, véritable trublion dragueur et blagueur.

C'est d'ailleurs à cause de lui que le trio se retrouve viré de leur emploi. Désormais à la rue, les amis choisissent de monter une société de chasseurs de fantômes, qu'il nomme S.O.S Fantômes.

Si le succès n'est pas franchement au rendez vous à leur début, les choses changent progressivement, poussant une jeune femme, Dana Barrett, à aller les consulter suite à des évènements étrange dans son appartement.

Et les choses se compliquent quand un démon ancien, nommé Gozer, investit le corps de la jeune femme et promet d'imposer un régime maléfique sur la ville.

Dés sa sortie, S.O.S Fantômes obtiendra un véritable succès au point de lancer véritablement la carrière de réalisateur d'Ivan Reitman. Le film peut être aujourd'hui considéré comme un film culte et ce, à juste titre.

Personnellement, ce long métrage fait clairement partie de mes oeuvres de chevet, et pas seulement parce que S.O.S Fantômes fait partie des films ayant bercé mon enfance, au point que j'avais même reçu en cadeau une version miniature de la célèbre voiture avec gadgets et autocollant du sigle des chasseurs de fantômes inclus.

Encore aujourd'hui, S.O.S Fantômes est un long métrage que je me repasse régulièrement. De sa célèbre scène dans la bibliothèque a son plan sur le bibendum shamalow, ce film est toujours un bonheur de divertissement, emmené par une équipe d'acteurs très en forme, notamment Bill Murray, irrésistible dans le rôle de Peter Venkman ou Harold Ramis, qui, pour moi, restera toujours Egon Spengler.

Comédie culte des années 80 qui n'a, quasiment, pas prit une ride hormis quelques détails comme les coupes de cheveux, S.O.S Fantômes demeure, pour moi, un très grand et bon long métrage.  

Autre comédie fantastique très reussie, Fantômes Contre Fantômes est pourtant loin de bénéficier du mème engouement.

Le film de Peter Jackson verra sa sortie en 1996 completement sabordé puisque il sera projeté dans les salles le jour de l'ouverture des Jeux Olympiques d'été d'Atlanta. Evidemment, dans ces conditions, c'est l'echec garanti.

Par la suite, les responsables d'Universal, société qui distribue l'oeuvre, ne feront guère plus d'éffort lors de sorties DVD ou le film se verra parfois privé de l'ensemble de ces bonus et mème d'une image en 16/9. Une véritable honte pour ce qui rèste une des meilleur comédie fantastique existante.

Avec Fantômes Contre Fantômes, le réalisateur de Braindead renoue avec les ambiances folles et dirige Michael J Fox (qui accepta de jouer malgré son début de maladie de Parkinson), Trini Alvarado, Dee Wallace Stone, Jeffrey Combs, Jake Busey, Chi Mc Bride et les apparitions de Melanie Lynskey (déja au générique de Créatures Célèstes et qui apparait ici en adjointe du sherif) R. Lee Ermey (qui parodie son personnage de Full Metal Jacket) ainsi que Peter Jackson lui mème (l'espace d'un plan très court), le film s'interesse à Frank Bannister, un chasseur de fantômes bidon, pusque les esprits qu'il chasse travaillent pour lui, et surtout sans le sou. Mais, c'est surtout un homme malheureux depuis le décès accidentel de son épouse.

Pourtant, sa rencontre avec Lucy Lynskey et son mari Ray vont totalement bouleverser sa vie. Frank Bannister se retrouve embarqué dans une enquète ou il va découvrir qu'une mysterieuse faucheuse assassine les vivants. Le problème étant que lui seul peut la voir.

Bientot accusé de meurtre, le chasseur de fantome devient la cible d'un enqueteur du F.B.I completement à la masse, specialiste des sectes et autres diableries, et qui répond au nom de Milton Dammers.

Inutile d'en dire trop puisque l'intrigue fourmille de surprises et se paye un traitement à toute vitesse. Peter Jackson nous embarque dés la première image dans un véritable tour de train fantôme (c'est le cas de le dire) virevoltant à tout allure et ne contenant aucun temps mort.

Embarqué dans l'aventure, les acteurs se revelent tout simplement excellent, à l'image d'un Michael J Fox qui trouve la son meilleur rôle avec celui de Marty Mc Fly. Mais, la véritable surprise vient de Jeffrey Combs qui campe un personnage hilarant de méchant delicieusement pervers et totalement félé. D'ailleurs, le comédien s'impliquera dans son rôle au point de suggerer la fameuse coupe de cheveux "Hitlerienne" et de porter des lentilles noires durant tout le tournage afin de renforcer l'aspect inquietant de son regard.

Comédie fantastique burlesque évoquant parfois le cinéma de Charlie Chaplin et les oeuvres de Tex Avery, Fantômes Contre Fantômes n'a rien perdu de ses qualités et se savoure toujours avec autant de plaisir. Dommage que le film ne bénéficie pas d'une véritable reconnaissance, il le meriterait grandement.