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Succès surprise aux Etats Unis, mais, aussi, en France ou il a atteint les 2 millions d'entrées, Les Gardiens De la Galaxie est d'abord une adaptation d'un Comics Américain du même nom, créé en 1969.

Dès le départ, le concept du film avait le mérite d'intriguer, puisque les personnages du film n'ont pas grand chose en commun avec leurs collègues de l'écurie Marvel.

Pas de super intelligence à la Tony Stark, ni de capacités exceptionnelles comme Thor ou Hulk. On peut le dire, à la base, ce ne sont mêmes pas des héros au sens propre du terme.

Juste une bande pittoresque composé, notamment, d'un arbre qui parle ou d'un raton laveur doué en mécanique.

Autant dire qu'au pays des super héros, Les Gardiens De la Galaxie faisait plus figure d'ovni.

En soi, le choix de confier le projet à un cinéaste aussi atypique que James Gunn s'avérait plutôt logique, comme l'explique le producteur Kevin Feige : « Il était très important pour nous de confier le film à un réalisateur capable d’apporter sa propre vision, de maîtriser les personnages et de leur donner vie d’une manière percutante, inattendue et originale. Nous avons trouvé tout cela chez James Gunn, plus une vision un peu décalée de l’histoire qui apporte un réel caractère ».

Le réalisateur affichait jusque-là un C.V assez singulier où se côtoient quelques productions Troma, où il débute en 1996 comme scénariste, notamment sur le script de Troméo & Juliet, variation horrifique sur la tragédie imaginée par Shakespeare.

Six ans plus tard, il fait ses premiers pas dans le giron d'Hollywood en bossant sur l'adaptation de Scooby-Doo qui réalisera Raja Gosnell. Il rempilera pour la suite, tourné en 2004, après avoir participé au film L'Armée Des Morts.

Il lui faudra encore deux ans avant de se lancer dans la réalisation, à son tour, avec une série B jouissive et singulière, Horribilis. Après une première incursion dans l'univers des films de super héros avec Super, James Gunn intègre donc officiellement la communauté des réalisateurs Marvel.

Vu la teneur du projet et surtout, son importance, de nombreuses comédiens et actrices postulèrent au casting.

Pour le rôle de Star-Lord, le chef de la bande, se présentèrent notamment Jensen Ackles, Wes Bentley Garrett Hedlund, James Marsden ou Joseph Gordon-Levitt, mais, c'est Chris Pratt, remarqué pour son rôle dans le film Zéro Dark Thirty, qui décroche le rôle. Un juste retour des choses quand on sait que le comédien failli incarner le capitaine Kirk dans un autre space opéra, celui du reboot de Star Trek, avant que JJ Abrahms ne choisisse finalement Chris Pine. 

Le reste du casting des Gardiens De la Galaxie est composé de Zoé Saldana, le catcheur David Bautista, Michael Rooker, qui retrouve James Gunn pour la seconde fois près Horribilis, et les voix de Bradley Cooper pour le personnage de Rocket, le raton laveur et Vin Diesel qui prête sa voix à Groot. Une expérience qui, de son propre aveu, lui permettra de s'investir suffisamment pour surmonter la mort de son ami et camarade Paul Walker, avec qui il jouait dans les Fast And Furious.

A noter qu'apparaissent également Glenn Close, John C. Reilly, Djimon Hinsou et Benicio Del Toro, dont on pouvait déjà apercevoir la présence lors de la séquence post-générique de fin de Thor 2 Le Monde Des Ténèbres.

L'histoire commence alors qu'un enfant voit sa mère mourir d'un cancer. Par lâcheté ou par peur, il ne peut se résoudre à lui prendre la main et, alors que celle ci rend son dernier souffle, l'enfant s'enfuit avant d'être enlevé par des extraterrestres.

Les années passent et le gamin à été élevé par une bande de mercenaires surnommés Les Ravageurs, qui lui ont tout appris et pour qui il travaille désormais sous le pseudonyme de Star-Lord.

Mais, l'homme, qui s'appelle en fait Peter Quill, va voir son existence bouleversée après avoir tenté de s'emparer d'un globe baptisé l'orbe. Car, l'objet est convoité par beaucoup de monde, notamment Thanos, un véritable dictateur, qui compte s'en servir pour détruire la planète Xandar.

Après avoir été arrêté, Peter se retrouve enfermé dans une prison de haute sécurité. C'est la qu'il fait connaissance avec Rocket, un raton laveur, Groot, un être végétal au langage limité, mais à la force surprenante, Drax, surnommé Le Destructeur et qui à juré de venger sa femme et sa fille en détruisant Ronan L'Accusateur, qui travaille pour Thanos, et Gamora, venue dans un premier temps voler l'orbe pour Ronan avant de rejoindre l'équipe de Star-Lord. 

Tous vont devoir apprendre à travailler ensemble et se faire confiance pour sauver la galaxie de la catastrophe.

Si on pouvait légitimement être inquiet devant la baisse de niveau des derniers productions Marvel, notamment les dernières aventures de Thor ou Spider-Man, la vision des Gardiens De La Galaxie permet de rassurer, tout en se plaçant dans un contexte diffèrent et finalement peu exploité dans cette univers de super héros, celui du space opéra. 

Car, le film de James Gunn, hormis son appartenance au catalogue de la Maison Des Idées, n'a rien à voir avec les autres productions Marvel et compose sa propre mythologie dans laquelle une bande de pieds nickelés quelque peu atteint du bulbe vont devoir s'ériger en sauveur de l'humanité.

Dès la première séquence, le réalisateur impose un ton décalé au sein d'un univers foisonnant, peut ètre mème un peu trop, le spectateur non habitué au genre risquant d'ètre un peu perdu durant les premières minutes, James Gunn ne facilitant pas forcement les choses en ne ménageant aucune porte d'entrée pour nous faire entrer dans son monde, préférant nous l'imposer direct.

Le metteur en scène injecte beaucoup de second degré au sein de son scénario, servit par des répliques souvent très drôle, notamment sur Rocket et sa forme de raton laveur.

Mais, au final, James Gunn parvient surtout à rendre attachant cette bande au départ mal assortit. De véritable cas totalement à la masse, qu'on finit par adorer pour leur folie douce.

Les Gardiens De la Galaxie reste une production Marvel rafraîchissante et un vrai bon film de super héros dont le succès lors de sa sortie fut amplement mérité.

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Trois ans plus tard débarque l’inévitable suite. Un second épisode toujours dirigé par James Gunn avec le même casting, à savoir Chris Pratt, Zoé Saldana, Dave Bautista et les voix de Bradley Cooper et Vin Diesel pour Rocket et la version bébé de Groot.

On retrouve également Michael Rooker pour le personnage de Yondu, Sean Gunn, le propre frère du réalisateur qui revient jouer Kraglin, et Karen Gillian qui reprend le rôle de Nébula.

Pour le rôle d’Ego, plusieurs comédiens comme Gary Oldman, Liam Neeson ou Christopher Plummer ont été envisagé, mais, c’est finalement Kurt Russell qui est choisi.

A noter aussi les participations d’Elisabeth Debicki, vue tout récemment dans le film Tenet de Christopher Nolan, Sylvester Stallone, qui se contente de courtes apparitions, et Ving Rames.  

Quant au caméo de David Bowie que souhaitait le réalisateur James Gunn, ce dernier dut y renoncer suite au deces de la star.

Les Gardiens De la Galaxie vol.2 démarre sur une courte séquence présentant un couple dans les années 80 avant de revenir sur Peter Quill et sa bande au moment où ils vont affronter un redoutable monstre.

Après l’avoir vaincu, la bande ramène un chargement précieux à un peuple baptisé Les Souveraine en échange de Nébula. Mais, Rocket ne peut s’empêcher d’en garder une partie pour lui. Poursuivit, ils seront finalement sauvés par Ego, le père de Peter Quill. Mais, est-il vraiment aussi gentil qu’il le prétend ?

Plus que le premier épisode, Les Gardiens De la Galaxie Vol.2 est centré sur le rapport per/fils et les conflits familiaux. Pendant que Peter Quill retrouve un père qu’il n’a jamais connu, Nebula et Gamora règlent leurs comptes.

Très attendu par les fans des comics, le traitement d’Ego se révèle au final surprenant et particulièrement judicieux.

James Gunn parvient également à introduire certains nouveaux personnages en les rendant attachants, comme Mantis.

Les Gardiens De la Galaxie Vol.2 s’avère également un film aussi spectaculaire que son modèle, tout en se montrant plus ambitieux.

Bref, une vraie bonne suite ultra rythmée, porté par un casting parfait et une bande son parfaite.