Trapped

Pour beaucoup, le nom de Baltasar Kormákur n’évoquera rien. Pourtant, l’homme compte déjà 18 années de carrière et une douzaine de long métrage à son actif.

Le réalisateur et scénariste Islandais débute sa carrière en 2000, avec des films tourné dans son pays d’origine, ou il officiait jusque la comme metteur en scène sur des pièces de théatres.

Cinq ans plus tard, il est repéré par des producteurs d’Hollywood qui lui propose le polar Crime City, avec Forest Whitaker.

Mais, c’est en 2015 que le grand public le découvre réellement avec le film Everest, ou il dirige un casting de stars embarqué dans une expédition en montagne qui va va virer au drame. 

Un an plus tard, en parrallèle de la préparation de son nouveau long métrage, The Oath - Le Serment d'Hippocrate, il décide de créer sa première série télévisé, baptisé Trapped.

Baltasar Kormákur envisage très vite de situer l’action en Islande, avec comme point de départ l’histoire d’un homme ordinaire confronté à une situation extraordinaire dans un endroit isolé et coupé du monde.

Trapped reste, encore aujourd’hui, la série la plus chère produite en Islande. Tous les comédiens étant du pays, inutile de les citer, vu qu’il demeurent inconnus par chez nous.

L’histoire se déroule à Seyðisfjörður, petit village au nord est de l’Islande. Tout commence en 2008, lorsque la mort brutale d’une jeune fille dans un incendie vient troubler le calme de la bourgade.

Sept ans plus tard, un corps démembré est retrouvé dans le port de la ville, alors que le ferry provenant du Danemark vient tout juste d’accoster.

Alors qu’une tempête menace de s’abbattre sur Seyðisfjörður, bloquant tout les accès et isolant les habitants, Andri, le chef de la police locale, commence son enquète.

Mais, l’homme va rapidement se rendre compte que ce crime cache une affaire de grande ampleur ou tout le monde paraît suspect.

Pour créer Trapped, Baltasar Kormákur ne semble pas avoir été chercher bien loin l’inspiration, puisque la série lorgne fortement du coté de Broadchurch.

On y retrouve ce climat de défiance qui s’empare des habitants de la ville, ou chacun a ses secrets dévoilé au grand jour au fil de l’enquête.

Malgré tout, le programme fonctionne plutôt bien et se suit avec intérêt. Les personnages sont attachants, à l’image d’Andri, homme peu bavard, père de deux fillettes et qui voit revenir, sa prévenir, son ex femme qui débarque avec son nouveau mec et envisage d’emmener les gamines.

Au cours des dix épisodes, on apprendra ce qui a mené le policier à se retrouver dans la petite bourgade. Quant à l’enquête qu’il mène, elle finira par sceller son destin d’individu solitaire et tourmenté.

Se déroulant sous forme de jeu de piste, l’enquête évoque la corruption politique, le trafic d’ètres humains, la guerre entre les services de police, et la vengeance, et marquera à jamais la plupart des habitants de la ville.

Gros succès d’audience dans son pays, la saison 1 de Trapped va bientôt connaître une suite, toujours sous la houlette de son créateur Baltasar Kormákur, également à la réalisation de la plupart des épisodes.

C’est d’ailleurs là, qu’à mon sens, la série contient son plus gros défaut, car, la mise en scène de ces dix épisodes demeure tristement plate, trahissant les origines télévisuelles du projet.

En clair, on partage ce que vivent les personnages, mais, on est pas plus impliqué que cela.

Plutot bien joué, agréable sans être extraordinaire et sympathique à défaut d’ètre mémorable,  la saison 1 de Trapped se regarde avec curiosité pour l’amateur de séries que je suis, mais, ne se révèle pas forcément essentiel.