ghostland

En 2012, le succès à l’international du film The Secret relance financièrement la carrière de Pascal Laugier, qui bénéficie désormais de budget plus important, ainsi que la possibilité d’engager des comédiens et actrices venus des Etats Unis.

Six ans plus tard, sort donc son nouveau long métrage, Ghostland, que le réalisateur définit comme un hommage cinématographiques aux écrivains ayant bercé sa jeunesse, notamment H.P Lovecraft ou Stephen King.

Revenant aux méthodes utilisés sur Martyrs, Pascal Laugier choisit de ne pas inclure de star dans son casting, à l’exception de Mylène Farmer, avec qui il vient de collaborer sur le tournage d’un de ses clips.

On peut tout de même noter qu’un des roles principaux est tenu par Emilia Jones, vu notamment dans des films comme Pirate des Caraïbes, la fontaine de Jouvence, ou la série Utopia, ou elle incarne la jeune Alice Ward.

Ghostland commence sur une route de campagne ou circule une voiture. Dans le vehicule se trouve trois personnes : Pauline Keller et ses deux filles adolescentes, Elisabeth, surnommée Beth, et Vera. La destination : Une maison isolée ayant appartenu à leur tante, et dont elles viennent d’hériter.

Assise à l’avant, Beth, qui rêve d’être un écrivain célèbre, lit une histoire d’horreur qu’elle vient d’écrire à haute voix. Quand à Vera, retranchée à l’arrière du véhicule, elle continue à en vouloir à sa mère de l’avoir éloignée de son copain.

A peine quelques heures après leur arrivée, Pauline et ses filles se font agresser par deux individus ayant pénétré dans la demeure.

On bascule ensuite dix ans plus tard. Ayant poursuivie son rêve, Beth est devenue un auteur reconnu qui vient de sortir son troisième bouquin : Incident In A Ghostland.

C’est à ce moment qu’elle reçoit un étrange appel de sa sœur. Inquiète, la romancière décide de retourner dans la maison de sa jeunesse, ignorant que ce retour aux sources va tout bouleverser pour elle.

Depuis ses débuts, Pascal Laugier s’est toujours définit comme un auteur à part, avec une vision profondément marginal du genre.

En clair, ses œuvres possèdent souvent du fond et ne s’inscrivent pas dans du simple cinéma pop corn et formaté. Et Ghostland ne fait pas exception à la règle.  

D’ailleurs, il est amusant de penser que ceux qui n’en attendront qu’un simple divertissement risque fort d’ètre surpris, voir décontenancé par le spectacle proposé.

Car, malgré son point de départ relativement simple, le film de Pascal Laugier fonctionne sur le principe des poupées gigognes, en restant malgré tout toujours sur le point de vue de Beth.

Avec Ghostland, le réalisateur semble prendre du plaisir à jouer avec le spectateur et invite ce dernier à jouer avec lui.

Dans ces scènes de violences, le film fait souvent penser à Martyrs, à la différence que le cinéaste laisse ici beaucoup plus de place à l’interprétation que chacun aura de cette histoire, notamment dans l’ultime dialogue de la scène finale.

Célébrant l’imaginaire, Ghostland peut aussi compter sur un duo d’actrices totalement investit dans le personnage. Dans la peau de ces deux sœurs unies jusqu'à la mort, Crystal Reed et Emilia Jones sont excellentes.

Quant à la prestation de Mylène Farmer, on sent que, malgré un temps de présence à l’écran plus réduit, elle donne son maximum et s’en sort plutôt bien.

Au final, Ghostland est une œuvre réussi, dont la principal qualité est de tenter d’offrir quelque chose de nouveau dans un genre trop sclérosé.