fast and furiousAu début des années 2000, le phénomène du Tunning fait rage et, à l'instar d'autres pratiques de passionné, comme les fous d'aviations (qui ont Top Gun) , les surfeurs (qui ont Point Break) ou les bonnes soeurs (qui ont Sister Act, non, je déconne), il était logique que les studios tentent de faire du pieds aux rois du volant et autres adeptes du rodéo nocturne en ville.

C'est dans cette optique que Neal Moritz et Universal lancent Fast And Furious. Le casting est alors peu connu : Paul Walker (dont c'est la seconde film avec le producteur, après The Skulls : Société Secrète, déja signé par Rob Cohen), Vin Diesel (qui sort tout juste de Pitch Black), Jordana Brewster (déja apercue dans The Faculty), Michelle Rodriguez (remarqué pour sa performance dans Girlfight), Rick Yune (revu depuis dans Ninja Assassin et La Chute De La Maison Blanche), mais, aussi Ted Levine, Ja Rule et Matt Schulze. Le tout mise en boite par Rob Cohen.

L'histoire pompe allègrement celle du Point Break de Katherine Bigelow, avec ce jeune flic nommé Brian O'Conner, chargé d'infiltrer la bande de Dominic Torretto.

Ce dernier passe sa vie entre son boulot de mécano et des courses nocturnes dans la ville. Et, dans sa partie, c'est le meilleur. Sauf que la police le soupçonne d'organiser également des attaques de poids lourds et du vol de marchandises. Brian est chargé de trouver des preuves de ces accusations. Mais, le policier commet l'erreur de s'attacher à Torretto, plutot fidèle en amitié.

Et surtout, il tombe amoureux de la soeur de ce dernier, la belle Mia. Entre sa mission, les péripéties avec la bande à Torretto, son amour pour la jeune femme, la bande rival de Johnny Tran et son devoir de policier, Brian va devoir choisir une fois pour toute quelles sont ses priorités.

Seul différence avec Point Break, le personnage incarné par Vin Diesel ignore jusqu'a la fin le vrai métier de son nouvel ami et ne cherche donc pas à le manipuler. Mais, pour le reste, il suffit de remplacer le surf par les courses de voitures et la mécanique et le tour est joué.

Sauf que Rob Cohen ne possède pas le talent de Katherine Bigelow et qu'il se contente de faire le boulot sans apporter une once d'idée.

Encore une fois, le film s'adresse aux excités du levier de vitesse et aux adeptes de la mecaniques. N'en faisant pas partie, il faut bien avouer que le jargon sur les différents bolides m'a laissé quelques peu indiferrent, mais, ce qui frappe le plus, c'est que durant presque une heure, se dégage l'impression de voir un long clip de rap avec ses mecs super costaud, ses voitures customisé et ses nanas tortillant des fesses à tout va. Manque plus que la piscine.

C'est lorsque Rob Cohen met quelque peu de coté cette univers et ce souvient soudain qu'il a également une histoire à filmer (soit 20 minutes avant la fin), que le film commence à prendre du rythme et devient regardable, malgré une fin reprise sur Point Break (on en sort pas).

Du coté des acteurs, la plupart semble se contenter du minimum, même si il faut reconnaître que l'alchimie entre Vin Diesel et Paul Walker passe plutôt bien. Au final, un film d'action anecdotique qui mets du temps à démarrer.

Two_fast_two_furious_ver5Mais, qui dit succès signifie suite, et le premier Fast And Furious n'échappe pas à la règle. Cette dernière s'éffectuera sans la plupart des membres du casting d'origine, dont Vin Diesel partit avec le réalisateur Rob Cohen tourner XXX.

Seul à rempiler, Paul Walker embarque donc pour une nouvelle aventure, ou il partage cette fois l'affiche avec Tyrese Gibson. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si le rappeur comédien se retrouve à l'affiche de ce second Fast And Furious, puisque c'est John Singleton, le réalisateur de cette nouvelle mouture, qui l'a imposé, l'ayant révélé quelques années avant sur le film Baby Boy.

Pour l'anecdote, Tyler Gibson reviendra d'ailleurs à l'univers des courses automobiles à l'occasion de Courses A La Mort, le remake de Death Race 2000 signé Paul W. S. Anderson.

A l'affiche de 2 Fast 2 Furious, on trouve également James Remar, Eva Mendes, Cole Hauser, Amaury Nolasco, Devon Aoki (qui ne possédait pas le permis au moment du tournage et a du le passer) et Mark Boon Junior.

On retrouve donc Brian O' Conner désormais en cavale et venu se réfugier à Miami, après avoir fait quelques passages dans plusieurs villes ou il gagne de l'argent grâce à des courses de voitures (c'est ce qu'on découvre dans le mini film présent en option sur le DVD de ce second opus, et qui sert à faire le lien entre les deux longs métrages).

C'est après une de ses courses qu'il est arrêté par la police locale. Rapidement, il découvre qu'un de ses anciens supérieurs à fait le voyage avec une proposition. Un casier vierge en échange d'une mission d'infiltration.

Brian O' Conner est chargé de se mettre au service d'un caïd mafieux, nommé Carter Verone, qui recherche des chauffeurs pour une opération clandestine.

Le jeune homme accepte à la condition de pouvoir choisir son coéquipier. Son choix se porte sur Roman Pierce, un ami d'enfance et pilote hors pair. Problème : Ce dernier à rendu responsable Brian de son incarcération, même si ce dernier n'y était absolument pour rien. Les deux hommes vont devoir mettre leurs différents de coté pour une mission qui s'annonce riche en action.

Après un premier épisode très inspiré (pour ne pas dire pompé) sur le film Point Break, les responsables changent de cap ici en empruntant la voie du Buddy Movie. On a donc le flic blanc qui fait équipe avec son ami black contre un méchant trafiquant de drogue. Et, comme dans tout film du genre, le personnage, cette fois incarné par Tyrese Gibson, est responsable des notes d'humour. La dessus, pas de soucis, notre bonhomme en fait des caisses.

A ce titre, le making of présent sur le DVD démontre clairement que le rappeur chanteur ne contentait pas de cabotiner uniquement devant la caméra, il faisait aussi largement en dehors. Il faut voir, l'espace de quelques minutes, Tyrese Gibson en faire des caisses, tandis qu'assis à coté de lui, Paul Walker ne dit pas un mot, mais, affiche un air gêné et évite de tourner la tète.      

L'acteur était sans doute en train de se demander comment il avait pu se fourrer dans cette galère, ce qui explique sans doute pourquoi il semble aussi absent dans ce second épisode.

Je m'en voudrais de ne pas citer le rôle de potiche d'Eva Mendes et, surtout, la prestation minable de Cole Hauser, qui se la joue mafieux du dimanche jusqu'a en devenir hilarant.

Quand à la réalisation de John Singleton, dire qu'elle est à coté de la plaque est encore en dessous de la vérité, tant le bonhomme semble incapable de filmer correctement ses scènes d'actions.

Ce second Fast And Furious est finalement un gros nanar tellement stupide qu'il finit par être franchement drôle , avec son méchant de pacotille et ses clichés, notamment sur la ville de Miami, présenté tel un dépliant, puisque l'endroit est dépeint comme un véritable paradis ou tout le monde fait la fête et vit une existence de folie. Pas de pauvreté à Miami, le seul endroit au monde ou ça n'existe pas. Du moins, d'après les responsables de ce second épisode, on est pas obligé de les croire.