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Le "Vigilante Movie ou "Revenge Movie", apparaît pour la première fois dans les années 70, avec des oeuvres comme La Dernière Maison Sur La Gauche de Wes Craven ou Un Justicier Dans La Ville de Michael Winner.

Si le genre devient un peu moins représenté par la suite, on trouvera tout de mème de nombreux oeuvres s'apparentant à ce sous genre dans les décennies suivantes, comme L'Ange De La Vengeance en 1981 ou A Vif, en 2007.

Le "Vigilante Movie" est surtout l'un des rares sous genre à ne jamais avoir complètement disparu des écrans. En 2012, le réalisateur William Friedkin décide d'en réaliser un dans la plus pur tradition.

Le projet, baptisé "I Am Wrath" (Je Suis La Fureur, en Français), doit mettre en scène Nicolas Cage dans la peau d'un homme prêt à tout pour venger la mort de sa femme.

Mais, un an plus tard, le comédien finit par annoncer que le réalisateur s'est retiré du projet, ce qu'il ne tarde pas à faire également lui même.

En 2015, le long métrage est finalement tourné avec Chuck Russell à la réalisation. Producteur et metteur en scène, l'homme démarre sa carrière dans les années 80. On le connaît surtout pour des films sympathiques comme Freddy 3 : Les Griffes Du Cauchemar ou The Mask. Mais, Chuck Russell, c'est aussi des oeuvres moins recommandables comme L'Effaceur ou Le Roi Scorpion.

Pour I Am Wrath, c'est John Travolta prend la succession de Nicolas Cage dans le rôle principal. Il est notamment entouré de Rebecca De Mornay Christopher Meloni et Patrick St Esprit.

L'histoire se déroule dans la ville de Colombus, capital de l'Ohio. Un endroit ravagé par la violence et le crime.

Ingénieur automobile, Stanley Hill revient d'un long voyage et retrouve sa femme, Vivian. Des retrouvailles de courtes durées, car, celle ci est assassinée sous ses yeux dans le parking de l'aeroport.

Laissant dans un premier temps la police faire son travail, l'homme se rend vite compte que les flics vont se contenter de classer le dossier. Fou de douleur et de colère, Stanley Hill décide de renouer avec son passé de militaire. Il reprend contact avec Dennis, son ancien camarade, et entamme une sanglante croisade nocturne pour débarasser la ville des truands qui pullulent.

Avec ce nouveau long métrage, Chuck Russell et John Travolta espéraient sans doute renouer avec le succès d'antan. Malheureusement pour eux, le film se soldera par un bide aux États Unis et débarquera chez nous directement en dvd, affublé d'un nouveau titre, en l'occurence The Revenge.

Un sort injuste ? Pas vraiment. Premier problème, le film s'apparente à un mélange entre Taken avec Liam Neeson, Un Justicier Dans La Ville et Punisher, le tout arrosé de quelques vannes entre John Travolta et Chistopher Meloni qui renvoient à Expandables.

Ce qui est d'autant plus dommage que The Revenge aborde quelques pistes scénaristiques intéressantes, notamment les conséquences de la croisade vengeresse de Stanley Hill sur ses proches, dont sa fille et son petit fils.

Mais, le film n'approfondit jamais cette thématique pourtant intéressante, se contentant de jouer la carte de la grosse série B bourrine sans véritable fond.

Outre une réalisation paresseuse qui ne cherche jamais à impliquer le spectateur, le film pâtit également de la présence d'un John Travolta totalement amorphe et jamais crédible dans le rôle. Avec ses kilos en trop, le comédien décide de se la jouer Steven Seagal en massacrant à tout va et en cassant des bras. Mais, il peine tellement à bouger dans les séquences d'action que son personnage est devient encore plus improbable. Le papy revanchard qui a la rage est bon pour la maison de retraite.  

Quant à Christopher Meloni, l'homme nous gratifie d'un numéro comique amusant, mais, qui est loin de sauver le long métrage.

Bref, en guise de résurrection, The Revenge constitue un enterrement de première classe pour Chuck Russell et John Travolta, qui nous sortent un navet commun qu'il vaut mieux oublier.