100049910En 2007, le réalisateur Sam Raimi bouclait sa trilogie consacré à l'homme araignée made in Marvel, avec un Spider-Man 3 autant détésté par les uns qu'aimé par les autres (dont moi, je l'avoue).

Théoriquement, le personnage avait fait ses adieux et ne devait plus revenir sur grand écran. Mais, le succès étant ce qu’il est, les responsables de la Columbia, qui produit la saga, ne mettent pas longtemps à envisager un quatrième opus, qu'ils souhaitent confier à Sam Raimi.

Tobey Maguire et Kirsten Dunst semble d’accord pour reprendre leurs personnages et le film doit même avoir au casting John Malkovich et Anne Hathaway.

Sauf que les pontes du studio, qui avait déjà causé beaucoup de problèmes au réalisateur sur Spider-Man 3 en lui imposant de placer le personnage de Venom qu’il n’aimait pas, vont, une nouvelle fois, jouer les troubles fêtes.

Résultat : Le réalisateur finit par claquer la porte, suivis par l’ensemble de son équipe. Le projet subit une réorientation et devient un reboot du premier épisode.

Une sorte de remake du premier Spider-Man, réalisé en 2012, et reprenant l’histoire au début, avec de nombreuses modifications de manière à ne pas raconter complètement la même chose.

La plus importante étant que Mary Jane cède sa place à Gwen Stacy, qui devient ainsi le premier amour de Peter Parker.

Au niveau du casting, place également à des petits nouveaux, en l’occurrence Andrew Garfield et Emma Stone. Ils sont secondé par Martin Sheen, Sally Field, Denis Leary, C. Thomas Howell, Irrfan Khan et Rhys Ifans. Quant à la réalisation, elle est confié à Marc Webb qui coiffe au poteau des réalisateurs plus confirmés comme David Fincher ou Wes Anderson.

La première scène nous fait découvrir l’enfance de Peter Parker, et ainsi une partie complètement ignoré dans le film de Sam Raimi, à savoir qu’est il advenu des parents du garçon ?. On découvre ainsi comment, sous un mystérieux prétexte et dans l’urgence, le jeune Peter s’est retrouvé confié à son oncle Ben et sa tante May.

Devenu un adolescent timide et maltraité par la brute du lycée nommé Flash, Peter Parker continue à se poser des question sur son passé et la découverte d’un étrange objet appartenant à son père ne va faire qu’amplifier ses interrogations.

En faisant des recherches, il découvre qu’un des associé de son géniteur travaille toujours pour Oscorp, sur un projet visant à sauver la vie du fondateur de l’entreprise, Norman Osborn, mourant peu à peu dans un lit d’hôpital.

Peter Parker commence par entrer dans la boite en profitant d’un stage, et y croise par hasard celle qu’il aime depuis toujours, Gwen Stracy.

C’est lors de cette fameuse visite et à cause de sa curiosité que le jeune homme est finalement mordu par une araignée radioactive. La suite, tout le monde ou presque la connaît, Peter Parker développe  des pouvoirs et finit par devenir un justicier du nom de Spider-Man, un nom qu’il trouve comme ça, par hasard.

Peu après le début de sa relation amoureuse avec Gwen Stacy, Peter lui avoue la vérité. Mais, si cette dernière le prend bien, ce n’est pas le cas du père de la jeune fille, chef de la police de la ville et qui s’est juré d’arrêter le justicier masqué, qu’il ne voit que comme un dangereux criminel.  

Il est certain qu'on ne peut absolument pas comparer The Amazing Spiderman à la trilogie de Sam Raimi, tant les deux versions sont antagonistes. L'une est rempli d'ambition est l'autre est largement plus commune.

Mais, au final, ce reboot contient du bon et du moins bon. Le premier bon point vient du scénario, qui à l’intelligence de s’éloigner de son modèle pour brasser d’autres thèmes, comme le mystère entourant le père de Peter Parker dont j’ai déjà parlé, ou personnages, comme Gwen Stacy, totalement transparente dans Spider-Man 3 ou elle faisait plus office de potiche, et qui acquiert une vraie épaisseur ici, ou c’est une scientifique fonceuse et sure d’elle, une vision qui change agréablement de celle de Mary Jane Watson dans la trilogie de Raimi, ou cette dernière passait finalement son temps à hurler et pleurer sans être finalement capable de prendre une décision. Je le reconnais, ce qui ne m’empêche pas d’aimer le personnage.

Autre bonne idée, avoir prit un méchant jamais traité encore dans les films consacré à l’homme araignée, à savoir Le Lézard.

Marc Webb évite ainsi de trop se frotter à son modèle, même si il ne peut éviter les passages obligé comme l’araignée qui mord Peter Parker. Mais, le réalisateur sait iconiser son personnage par quelques images fortes.

Enfin, contrairement aux films de Sam Raimi, le personnage de Spider-Man ne fait pas complètement l’unanimité ici, et il rèste un hors la loi jusqu'à la fin.

Passons aux défauts, qui concerne surtout le première partie, beaucoup trop centré sur une histoire d'amour mal maitrisé entre Peter Parker et Gwen Stacy, en oubliant complètement le coté super héroïque, la ou Sam Raimi avait parfaitement su équilibrer les deux en créant une vrai dramaturgie. On a plus l'impression ici de voir une histoire d'amour sortit d'un pilote de série télé. 

Au niveau de l’interprétation, Andrew Garfield joue ici plutôt bien un Peter Parker beaucoup plus sur de lui, voir limite prétentieux, que ne l’était Tobey Maguire dans la trilogie de Sam Raimi, qui, de son coté, était presque trop coincé. Bref, on est jamais content. Le reste du casting ne s’en sort pas trop mal.

Il est certain qu’Amazing Spider-Man ne se hissera jamais à la hauteur de son modèle, mais, si on oublie un peu la version Sam Raimi, ce film de super héros se laisse voir sans déplaisir.

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Deux après avoir sortit le reboot de Spider-Man, Marc Webb  rempile pour un second épisode qu’on pouvait légitimement espérer plus logiquement tourné vers un approfondissement de l’univers et des personnages présenté dans le premier film.  

A la liste de comédiens déjà connu, à savoir Andrew Garfield, Emma Stone ou Sally Field, viennent s’ajouter deux nouveaux, en l’occurrence Jamie Fox et Dane DeHaan, vu notamment dans le film de Derek Cianfrance, The Place Beyond The Pines.

Les deux acteurs ont en commun de jouer tout les deux les rôles des méchants de service, à savoir Electro et Harry Osborn qui deviendra Le Bouffon Vert.

Figure également au casting Colm Feore, Chris Cooper, Embeth Davidtz, Felicity Jones, Denis Leary qui revient en fantôme, et Campbell Scott.

Pour ce qui est de l’histoire de ce Destin D'un Héros, sous titre de cette suite, elle reprend peu après les évènements du premier épisode.

Tandis que Gwen Stacy et Peter Parker s’apprêtent à entrer dans la vie active, la cérémonie de remise des diplômes marquant la fin de leurs vie d’étudiants, le couple continue à filer le parfait amour, entre deux interventions du jeune homme sous le costume de Spider-Man, un personnage dont la présence divise toujours les opinions parmi les habitants.

Seul ombre au tableau : Peter Parker est de plus en plus hanté par l’image du père de Gwen, conséquence du remord de n’avoir pas tenu sa promesse en s’éloignant de la jeune fille.

Un jour, il sauve par hasard un employé d’Oscorp, nommé Maxwell Dillon. L’homme menant une existence jusque la insignifiante et solitaire devient alors fan du tisseur.

Lorsqu’un accident se produit transformant le corps de l’homme en masse d’énergie electrique, l’existence de Max bascule. Et le face à face avec Spider-Man, tournant à la méprise, ne va pas arranger les choses. Mais, Peter Parker va également avoir d’autres soucis, comme le retour de son ami Harry Osborn, qui reprend l’entreprise après la mort de son père, et finira par devenir un nouvel ennemi de l’homme araignée connu sous le nom de Bouffon Vert. Enfin, Gwen Stacy s’apprête à partir pour l’Angleterre, Peter Parker risque donc de perdre définitivement celle qu’il aime, mais, peut être il déjà trop tard.

Si le scénario peut sembler plus ambitieux que celui du premier épisode, il n’en est malheureusement pas de même dans le résultat final ou c’est le contraire qui se produit.

Dés la première scène, il devient rapidement évident que quelque chose cloche, puisque ce passage semble avoir été rajouté à la hâte et surtout se montre totalement inutile pour qui à vu le premier Amazing Spider-Man.

Que le réalisateur nous remontre la scène du début dans l’opus 1 ou Peter Parker, enfant, est confié à son oncle et sa tante permet éventuellement de se remettre les évènements précédents en mémoire, mais, quel est l'intérêt de placer un accident d’avion mettant en scène les deux parents ? On sait déjà qu'ils sont mort de cette manière. Le spectateur n’apprendra donc rien de plus.

Au lieu de faire avancer l’intrigue, ce qu’avait su faire brillamment Sam Raimi dans Spider –Man 2 en jouant sur des évènements similaire au premier film, Marc Webb s'emmêle rapidement dans la toile et ne parvient jamais à faire avancer l’intrigue.

Peter Parker est toujours au même point sentimentalement par rapport au premier film, dans le sens ou il passe son temps à remettre en question la décision d'être avec Gwen Stacy qu’il avait prise dans The Amazing Spider Man.

Quant à son rôle de justicier masqué, le jeune homme accumule les blagues pas drôles entre deux arrestations. Car, ce qui avait pu légèrement agacer dans le premier film lors de la scène avec le voleur de voiture, au passage complètement raté, est ici multiplié par dix, le jeu totalement en roue libre d’Andrew Garfield n'arrangeant pas les choses. Il en va d’ailleurs de même pour sa partenaire, Emma Stone, dont le comportement limite hystérique devient rapidement gonflant.

Bref, le couple ne fonctionne plus, mais, ce n'est pas seul élément qui ne colle pas. Jamie Foxx, dans le rôle du méchant Electro, est totalement en roue libre, et se livre à numéro de cabotinage assez ahurissant. En même temps, difficile d'en vouloir à l'acteur vu comment est traité le personnage.  

Il passe la moitié du film enfermé dans un laboratoire avant de s'enfuir grâce à Harry Osborn pour livrer un combat contre l'homme araignée qui prend tellement son ennemi au sérieux qu'il préfère commenter la musique assourdissante accompagnant le combat d'un "je déteste cette chanson".

Et, au moment ou vous pensez que le pire est atteint avec ce méchant franchement pytoyable, voila son soi disant allié, qui préfère attendre que son camarade soit éliminé pour se pointer, débarque. 

Harry Osborn est donc devenu Le Bouffon Vert, armé d'un maquillage à la truelle et d'un aspect à faire peur, mais, pas dans le bon sens du terme. Preuve que le personnage à du ètre rajouté en vitesse par des producteurs, et injecté dans une intrigue ou sa présence n'était absolument pas nécessaire.

D'autant plus dommage que si l'amitié entre Harry Osborn et Peter Parker est traité n'importe comment, à l'instar du rèste, finalement, l'idée d'en faire une sorte de fils rebelle élevé loin du cocon familiale était plutot une bonne idée, et tranchait avec la version fils à papa que jouait James Franco dans la trilogie de Sam Raimi.

Je passerais rapidement sur le Rhino, alias Aleksei Sytsevich, un prisonier russe libéré par Harry Osborn du fond de sa cellule et qui se pointe pour un combat avec Spider-Man, qu'il menace 2 minutes avant le générique de fin

Au final, The Amazing Spider-Man 2 : Le Destin D'Un Héros est un affreux navet, ou les divers éléments sont traité n'importe comment, à l'instar de la mort d'un personnage principal, qui, malgré les tentatives comme de montrer la toile de l'homme araignée prendre la forme d'une main, reste froide et sans émotion.