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Stephen King figure parmi les auteurs les plus adapté au cinéma à tel point que certains prétendent que si il écrivait une nouvelle version du dictionnaire, les producteurs essayeraient à en faire un film.

Évidemment, le nom de l'écrivain est parfois utilisé à tord et à travers et les adaptations vont du meilleur au pire.

En 1993, le réalisateur Fraser Clarke Heston, fils du comédien Charlton Heston, décide de transposer à l'écran le roman Bazaar qui devient donc Le Bazaar De l'Epouvante.

Il réalisera quelques années plus tard le film d'aventure familiale Alaska et mettra ensuite un terme à sa carrière cinématographique.

Pour la distribution du Bazaar De L'Epouvante, le metteur en scène choisit des comédiens dont certains relativement connu et qui, pour la plupart, ont déja tourné dans des adaptations de Stephen King.

C'est le cas d'Ed Harris en 1982 avec Creepshow, Bonnie Bedelia dans le téléfilm de 1979 Les Vampires De Salem, au coté de David Soul, mais, également J.T Walsh qu'on a pu voir dans Misery ou Frank C.Turner et Bill Croft qui faisait partie de la distribution du téléfilm Ca.

A noter qu'on retrouve également Amanda Plummer, qui obtiendra un prix pour son rôle dans ce film, et Max Von Sydow, qui interprète le démoniaque Leland Gant, un choix assez ironique et, finalement, judicieux, puisque l'acteur combattait le diable dans les années 70 dans L'Exorciste De William Friedkin.

L'histoire se déroule donc à Castle Rock, petite ville paisible, du moins jusqu'a l'arrivée d'un antiquaire. Évidemment, dans un endroit ou il ne passe pas grand chose, cet évènement suscite la curiosité et attire les clients dans la nouvelle boutique.

Pendant ce temps, le sherif Alan Pangborn veille sur la ville et ses habitants. Et autant dire que le travail ne va pas manquer lorsque plusieurs évènements étrange se produisent : deux femmes s'entretuent et meurent après ètre passé par la fenêtre d'une maison, un gamin se suicide, et le shérif lui même se retrouve dans une drôle d'histoire.

Et si tout ça coïncidait avec la présence de Leland Gant, l'antiquaire qui en semble pas être ce qu'il prétend ?

Le Bazaar De L'Epouvante ne figure pas parmi les meilleurs adaptations du King, notamment parce que l'ambiance chère au romancier n'est pas vraiment présente ici. Traduction : le film ne fait pas peur et repose sur un suspense assez maigre.

De plus, le long métrage comporte pas mal de longueurs et certains éléments, soi disant diabolique, prête plus à sourire qu'atre chose (une affaire de magouille financière, notamment).

Alors, le long métrage est il à rejeter en bloc ? Pas totalement, puisque le réalisateur parvient à nous faire accepter des personnages dont la bassesse et la lâcheté sont assez redoutable (le maire, en particulier).

Personne n'échapera au regain de haine amené par l'antiquaire qui fait ressurgir les vieilles querelles qui se finissent, parfois, en bain de sang (voir le combat à coup de hachoir entre les deux femmes). même les deux prêtres du coin ne seront pas épargnés, chacun prônant une religion différente, ce qui finira par les amener à se faire la guerre.

Les acteurs sont tous parfait, notamment Ed Harris, mais, celui qui semble prendre le plus de plaisir est Max Von Sydow, absolument génial en être démoniaque dont le pouvoir de nuisance est toujours intacte malgré les années (ses actes passé parlent pour lui). L'acteur nous gratifie d'un numéro absolument succulent et habite littéralement son personnage.

Encore une fois, Le Bazaar De L'Epouvante ne figure pas parmi les meilleurs adaptations de Stephen King, mais, demeure tout mème un bon film, qui doit beaucoup à l'énergie de ses comédiens.