sharknado%20afficheLorsqu'en 1975, Steven Spielberg réalise son second long métrage, Les Dents De La Mer, il est alors loin d'imaginer le succès retentissant que le film va connaître, mais, surtout, qu'il vient d'inventer un genre qui va remplir les poches des producteurs pour de nombreuses décennies.

Quarante ans plus tard, les films de requins sont devenus l'apanage de la société Asylum, qui l'éxploite à toutes les sauces : Requins à deux, trois, voir cinq tètes. Requins fantômes, et même requins à Venise.

Alors qu'on pensait avoir tout vu, voici que nous arrive, en 2015, Sharknado, bâtit, comme souvent chez Asylum sur un concept totalement improbable, et sûrement né après une bonne cuite : Une tornade qui deverse des requins.

Au niveau du casting, selon les habitudes des responsables, on trouve surtout des comédiens surtout préoccupé par un besoin pressent de remplir le frigo. Ian Zeiring, star des années 90 avec la série Beverly Hills, Tara Reid, dont la gloire éphémère se limite à son personnage anecdotique dans la saga American Pie, et John Heard, devenu un gros bonhomme bouffi en pré retraite.

Quant à l'histoire, elle tourne autour jugez plutôt : Fin est patron de restaurant et adepte de surf. Alors qu'il pratique sa passion avec Baz, son meilleur ami, les deux hommes voit débouler des requins qui les attaquent, bientôt suivis par une gigantesque tornade contenant les fameux animaux projeté un peu n'importe ou.

Fin et son ami parviennent à s'en sortir et rejoignent le bar ou travaille une employé, qui officie sous le pseudonyme de Nova. Accompagné de Georges, un habitué du bar et poivrot notoire, Fin et ses amis partent en direction de Los Angeles sauver sa famille dont son ex femme, April.

Face à un concept aussi foireux, deux options possible existent : Tourner un nanar totalement sérieux avec la grande chance d'en faire un navet chiant ou pousser le délire au maximum et y aller franco. C'est l'option choisit par les responsables de Sharknado.

Entre les faux raccords en pagailles, les effets spéciaux foireux, les acteurs mauvais comme pas possible qui débitent des dialogues idiots ou viennent se glisser des phrases à deux balles, et les idées totalement improbable, le film est un vrai festival de n'importe quoi.

A ce titre, citons le final ou le héros rentre dans la gueule du requin armé d'une tronçonneuse et ressort de l'animal après lui avoir découpé l'estomac. Comble de la chance : C'est le mème requin qui avait bouffé, quelques minutes plus tot, son employé Nova qui s'en sortira finalement indemne.  

Encore une fois, le délire est poussé au maximum, et les responsables nous gratifient de scènes parfois gore comme ce pauvre type qui se fait bouffer un bras par un requin avant d'avoir la tète écrasé par un autre requin, mais, cette fois, un requin marteau. Il y a aussi ce plan ou la caméra survole des toit d'immeuble laissant apparaître des requins gigotant dans tout les sens. Les responsables nous font même le coup du chien à sauver.

Bref, c'est très con, mais, qu'est ce que c'est drôle, et les responsables n'hesitent jamais à en rajouter une couche, le tout sur un rythme effréné ne laissant guère de place aux bavardages inutiles.

Il est certains que tout le monde n'appreciera pas forcement le délire que constitue ce premier Sharknado. Mais, pour ma part, mème si le téléfilm d'Anthony C. Ferrante n'est sans doute pas le plus grand nanar du monde, j'avoue que sa connerie poussé à l'extrème continue à me faire marrer.

promo-teaser-for-sharknado-2-the-second-oneGrisé par le succès du premier film, les responsables de la société Asylum décideront d'éxploiter au maximum le concept. En 2015 nous arrivera une suite baptisé Sharknado 2 : The Second One.

On retrouve toujours Anthony C. Ferrante au commande tandis que Ian Zeiring et Tara Reid reprennent leur personnages respectifs. Il sont notamment rejoint par d'autres comédien en mal de boulot, en l'occurence Kari Wuhrer, qui fut star de quelques films érotiques avant de connaître une gloire éphémère avec son rôle dans la série Sliders, et quelques apparitions dans des long métrages comme Arac Attack, ou Vivica A. Fox, qu'on notamment vue dans la scène d'ouverture du premier Kill Bill.

Au générique de ce second Sharknado, on trouve également un autre comédien disparu, Robert Hays, qui apparaît quelques minutes dans la séquence d'ouverture, ou il incarne un pilote d'avion dont l'appareil ne va tarder à avoir quelques soucis, à l'évidence un clin d'oeil à son personnage dans Y a t il un pilote dans l'avion, qui fut son premier rôle au cinéma.

A la différence que, dans Sharknado 2, ce n'est pas lui qui va pouvoir sauver la situation, mais, Fin, incarné par Ian Zeiring, toujours prêt à jouer les héros.

Ce dernier est venu, en compagnie de son ex femme, April, voir sa soeur et son beau frère qui réside à New York. Mais, lors du voyage en avion mouvementé, April s'est fait croquer une main et le couple finit donc aux urgences. Pendant ce temps, la frangine de Fin et quelques amies effectuent une balade dans la ville, tandis que le beau frère est avec son fils et un copain à un match de base-ball. Tous ignore que la tempêté ayant dévasté Los Angeles se dirige désormais vers New York, s'apprettant à faire de nombreux dégâts, d'autant plus qu'il n'y a plus une, mais, deux tempêtes qui menacent de se rejoindre. Fin et sa famille vont devoir tout mettre en oeuvre pour sauver la famille et la ville.

Toute la question concernant cette suite était de savoir si les responsables allait parvenir à maintenir le cap du spectacle joyeusement débile ou si la sauce allait commencer à tourner. Personnellement, j'aurais tendance à pencher pour la seconde hypothèse.

Pourtant, ce second opus ne manque pas d'idée complètement "What the fuck", comme par exemple, de montrer le personnage incarné par Tara Reid se faire greffer une scie électrique à la place de sa main, dont elle se servira pour tuer les requins. Mais, la palme de la scène la plus conne est sans doute celle ou deux électriciens se font boulotter dans les égouts par un crocodile (car, tout le monde sait qu'à New York, les égouts sont remplit de sauriens affamés prêt à vous gober) qui, lui même, se fera dévorer par un requin. Je m'en voudrais de ne citer aussi le passage avec la tète de La Statue De La Liberté traversant les rues à toute vitesse et écrasant tout sur son passage.

Le problème vient du fait que si ces fameuses idées barges, dont le premier opus regorgeait, sont bien la, elles sont tout de même beaucoup plus rare et n'occupent qu'une petite portion du long métrage. Les responsables veulent, à l'évidence, faire un film beaucoup plus sérieux. Pour cela, le réalisateur tente de nous intéresser à des personnages sans épaisseur, joué par des comédiens toujours aussi mauvais récitant des dialogues improbables.  

En clair, ça bavarde beaucoup plus et les fameuses tornades se font cruellement attendre, le pire étant cette sous intrigue totalement inutile sur la célébrité, que Fin a beaucoup de mal accepter suite à ses aventures à New York.

Enfin, dernier soucis, ce second opus se pose souvent en remake du premier. Encore une fois, le héros part dans la ville en quête de ses proches, il a toujours une fille amoureuse de lui à ses cotés puisqu'après la serveuse dans le premier, c'est son amie d'enfance incarnée mollement par Vivica A. Fox, et Fin nous refait le coup de la tronçonneuse qui dézingue des requins, et se retrouve, à nouveau dans le ventre d'une des créatures.

Cette suite donne souvent l'impression que les responsables ont épuisé la plupart de leurs idées dans le premier et n'en ont plus en stock.  

Malgré quelques bons moments amusant, Sharknado 2 : The Second One est donc beaucoup plus chiant et bavard que son modèle, se contentant, la plupart du temps, de reprendre simplement les idées du film original.