Vincenzo-NataliNé à Détroit, dans le Michigan, en 1969, Vincenzo Natali à une révélation le jour ou il découvre pour la première fois le film de Georges Lucas, La Guerre Des Etoiles. Dés lors, il n'a plus qu'une idée en tète : devenir metteur en scène. il signe son premier court métrage alors qu'il à peine onze ans. Passionné de bandes dessinés, il tourne Dark Empire en Super 8, un space opéra ou il met en scène avec les moyens du bord un de ses amis d'enfance. 

Trois  ans plus tard, il récidive avec un autre court baptisé dans un premier temps Nuclear Mémories, puis Exam qui lui permet de remporter son premier trophée dans un festival.

Un succès qui lui vaut d'integrer une école de cinéma Canadienne, la "Canadian Film Center's Resident Program" qu'il quitte un an plus tard pour un emploi de technicien de production dans la société Nelvana Animations Studios. Ses talents lui valent rapidement une promotion. Vincenzo Natali devient ainsi storyborder pour des séries comme Babar, Les Aventures De Titin ou la série animé Beetlejuice.

Durant cette période, il en profite pour signer deux autres court métrages, baptisé Mouth et Playground, qu'il envoie dans de nombreux festivals internationaux.

Parallèlement, Vincenzo Natali travaille, toujours comme storybordeur, pour le cinéma. Johnny Mnemonic de Robert Longo ou Ginger Snaps de John Fawcett sont quelques uns des long métrage auquel il participe.

En 1996, il intègre un programme visant à financer des premiers films. Après avoir signé un nouveau court métrage, il propose aux responsables une idée plutôt original : Plusieurs personnes qui ne se connaissent pas se retrouvent piégés dans un lieu inconnu et remplit de pièges, dont elles vont devoir tenter de sortir.

Emballés par l'aspect novateur, mais, aussi économique du projet, les dirigeant du projet accordent un petit budget à Vincenzo Natali pour la réalisation de son premier long métrage.

Depuis toujours attiré par le coté sombre de l'être humain, le réalisateur peut, avec ce scénario, laisser libre court à ses idées.

Sortit en 1997 et projeté dans divers festivals, Cube obtient immédiatement un franc succès et plusieurs prix, notamment au Festival De Gerardmer ou il est sélectionné deux ans plus tard et déclenche un véritable engouement de la presse (notamment l'équipe de Mad Movies qui soutient à fond le film dans des articles élogieux).

Vincenzo Natali devient alors un cinéaste à suivre de très pret. Naturellement, le succès de ce premier essais pousse les producteurs à lui proposer d'enchaîner la suite. Mais, le réalisateur Canadien préfère embrayer sur d'autres projets et décide de prendre le temps de choisir un sujet lui tenant vraiment à coeur.

Pendant ce laps de temps, Vincenzo Natali travaille comme réalisateur sur des séries, comme l'ensemble de la première saison de Psi Factor : Chronicles Of The Paranormal, une anthologie fantastique présenté par le comédien Dan Ackroyd et diffusé chez nous sur TF1 en 2003 sous le titre Enquète Mysterieuse.

Puis, Vincenzo Natali enchaîne avec la mise en scène d'une autre série, de science fiction celle la, Invasion Planète Terre, dont il signe trois épisodes de la seconde saison.

En 2000, le réalisateur trouve enfin le projet qui lui convient. Un scénario de Brian King se situant dans un monde futuriste fonctionnant sur le principe de la double identité. Un projet difficile à monter de part sa singularité, mais, Vincenzo Natali y croit et ne décourage pas. Il lui faudra un an pour enfin trouver une société de production acceptant de le suivre. Ce sera finalement Pandora Films, spécialisé dans le cinéma indépendant.

Tourné pour un budget réduit de dix millions de dollars, Cypher réunit Jeremy Northam, Lucy Liu et David Hewlett (ami d'enfance du réalisateur et apparaissant dans tout ses films, y comprit le dernier) et sort en France en mars 2003, contrairement aux Etats Unis ou le film restera bloqué deux ans avant de finalement être exploité directement en DVD.

Si il n'obtient pas vraiment le succès escompté chez nous, Cypher est récompensé dans quelques festivals comme celui de Bruxelles. Mais, ce film va également déclencher un malentendu puisque le réalisateur se voit alors taxé de faire des oeuvres trop intellectuelles.

Avec Nothing, tourné un an plus tard, Vincenzo Natali prend un malin plaisir à enfoncer le clou avec une oeuvre à mi chemin entre comédie et fantastique. Avant tout, le metteur en scène démontre à quel point il tient à rester independant.

Une envie ne cadrant pas forcement avec les goûts du publics, comme le prouve l'echec de ce troisième long métrage qui atterira chez nous en DVD dans une indifférence totale.

En 2004, Vincenzo Natali tente un pari risqué : Comédien dans un film d'horreur jamais sortit chez nous, puis se lance dans la réalisation d'un documentaire retracant le tournage du film de Terry Gilliam, Tideland.

Deux ans plus tard, Vincenzo Natali participe au film collectif, Paris Je T'Aime avec un segment baptisé Quartier De la Madeleine.

C'est en 2009 que le réalisateur Canadien fait de nouveau parler de lui avec une oeuvre influencé par le cinéma de David Cronenberg, Splice. l'histoire tourne autour de deux scientifique, incarné par Sarah Polley et Adrien Brody, qui outrepasse les limites éthiques de la science moderne, pour créer un hybride humain. Une créature devenue adulte que joue la Française Delphine Chanéac qui va plonger l'existence du couple dans un véritable cauchemar.

Sortit un an plus tard chez nous, Splice permet à son réalisateur de revenir sur le devant de la scène avec ce que beaucoup considère comme son plus beau film.

Mais, malheureusement, ce succès n'apportera au réalisateur qu'une reconnaissance éphémère. Lors de sa sortie en salles, Splice peine à rembourser son budget et Vincenco Natali ne trouve aucun soutien pour ces projets cinématographiques suivants.

En 2013, il tente de lancer, sans succès, une série baptisé Darknet. L'homme espere se rattraper avec son cinquième long métrage, baptisé Hunter, mais, la encore, c'est la douche froide et le film passe totalement innaperçu.

Après cela, Vincenzo Natali se fait beaucoup plus discret. Lorsque son nom apparait, c'est à la réalisation d'épisodes de séries télévisés comme Hemlock Grove, Wayward Pines, Hannibal ou Westworld. Sachant que le cinéaste ne semble plus vraiment interessé par le cinéma, pas sur qu'on le revoit à la réalisation d'un long métrage.