Maggie

Depuis ses origines, le thème du mort vivant à été traité à presque toutes les sauces, horrifiques avec un fond politique, comme les films de Georges Roméro, ou humoristique à tendance Shaun Of The Dead. Mais, peu on pensé à le traiter de manière dramatique, comme dans Maggie, réalisé en 2015 par Henry Hobson.

Le cinéaste débute sa carrière en 2006. Durant deux ans, il travaille, avec d’autres, sur le générique d’ouverture de la série Anglaise Mi-5. Puis, il accède au monde du cinéma et fait ses armes sur, Sherlock Holmes, Karaté Kid, Rango, ou encore Un Eté A Ossage Country.

En 2013, les producteur de la société Inferno Films le contactent pour reprendre les reines d’un projet laissé vacant faute de metteur en scène. Se sentant prêt, Henry Hobson décide de tenter l’aventure du premier long métrage. Les personnage centraux doivent ètre incarné par Chloé Moretz et Paddy Considine. Mais, tous deux choisissent de quitter rapidement le projet. 

Arrive alors Arnold Schwarzenegger. Le comédien et ancien homme politique souhaite changer son image et s’orienter vers des rôles moins physiques et plus sensibles.

Le film Maggie va lui en donner l’occasion. Il en devient acteur et producteur. Pour remplacer Chloé Moretz, le réalisateur choisit Abigail Breslin. Révélée à l’age de 5 ans dans le film de M Night Shyamalan, Signes, au coté de Mel Gibson, la jeune actrice enchaînera les tournages, mais, ce n’est qu’en 2006 qu’elle connaît le succès grace à son personnage dans le film Little Miss Sunshine.

Sa popularité grandissante l’amènera à côtoyer, notamment, Jodie Foster, Alec Baldwin ou encore Woody Harrelson.

Elle se retrouve donc, en 2015, à jouer au coté d’Arnold Schwarzenegger et Joely Richardson le personnage de Marguerite Vogel, une adolescente dont la vie bascule le soir ou elle est agressée, puis, mordue par un zombie.

Son père, Wade, se rend rapidement au urgences. Dans un monde ravagé par une épidémie mondiale, la loi voudrait que Maggie soit conduite dans un centre spécialisé, mais, Wade s’y refuse et choisit de la ramener à la maison, ou vit également sa femme, Caroline. Un compte à rebours commence, la jeune fille ayant à peine quinze jours devant elle avant de se transformer définitivement.   

Abonné aux rôles de gros bras dans des films d’action durant des années, Arnold Schwarzenegger prouve ici qu’il est capable, à 60 ans passé, de jouer également des rôles plus tragiques. D’ailleurs, son interprétation et celle de l’ensemble du cating sont pour beaucoup dans la réussite du long métrage.

Mais, le plus gros problème du film d’Henry Hobson vient plus du fond que de la forme. Maggie est une œuvre ou l’envie de cinéma du réalisateur transparait à chaque moment, et sa satisfaction d’avoir trouvé un projet valable est évidente.

Malheureusement, une bonne idée et de bonnes intentions ne suffisent pas à faire un grand film.

Rappelant parfois la série The Walking Dead (en moins rythmé), Maggie souffre de nombreux défauts, notamment le fait qu’hormis son idée de départ, voyant un homme ramener sa fille contaminée chez lui et attendre l’inévitable, le long métrage ne raconte finalement pas grand chose.

Il est également difficile d’accrocher pleinement au calvaire vécu par Wade Vogel et sa fille. Le lien fort entre eux et c’est ce qui explique l’attitude du patriarche. Une scène les voyant tout deux discuter dans le garage de la maison l’illustre magnifiquement, mais, ce sera malheureusement le seul passage de ce type, alors que les responsables auraient du appuyer plus sur cet élément.

Le scénario ne prend également jamais partie pour ou contre l’attitude de Wade. D’un coté, il est facile d’imaginer que n’importe quel parent réagirait de la même manière dans sa situation, mais, impossible de ne pas considérer les avis des deux flics ou de certains habitants du coin, accusant, à juste titre, le père de famille de mettre la population en danger en agissant ainsi. 

J’ai également un gros problème avec le final du film, qui, selon moi, rends totalement vain tout le suspense autour du film, qui consiste à savoir quel décision va prendre le personnage incarné par Arnold Schwarzenegger.

Reste quelques bonnes idées, comme cet éloge de la différence, quand les contaminés sont en butte à la méfiance et au mépris, né de la peur. 

Mais, ça ne suffit pas à faire de Maggie autre chose qu’un film moyen à voir essentiellement pour son casting.