les hommes du feu

Le métier de pompier à souvent inspiré le cinéma Américain. Parmi les œuvres mettant en scènes ces hommes et ces femmes risquant souvent leurs vies pour sauver celle des autres, on peut citer, notamment, Backdraft, tourné en 1991 par Ron Howard, ou Worls Trade Center, d'Oliver Stone.

Mais, c’est d’un film Français dont je vais vous parler aujourd’hui, à savoir Les Hommes Du Feu, dernier long métrage en date du cinéaste Pierre Jolivet.

Le réalisateur démarre sa carrière au début des années 80, en travaillant au coté d’un autre metteur en scène, Luc Besson.

Puis, les deux hommes finiront par se fâcher durablement. Pierre Jolivet décide alors de mener sa carrière en solo.

En 1985, il tourne son premier long métrage, Strictement Personnel, ou il dirige notamment l’acteur François Bérleand.

Le début d’une longue collaboration, puisque le cinéaste et le comédien tourneront une dizaines de films ensembles.

Douze ans plus tard, le long métrage Fred, verra le cinéaste rencontrer deux autres acteurs qui deviendront des fidèles : Vincent Lindon et Roschdy Zem.

C’est le second que Pierre Jolivet retrouve pour la sixième fois en 2017, dans ce film narrant la vie d’une petite caserne de pompiers volontaires évoluant dans le Sud de la France.

Outre Roschdy Zem, on trouve également au casting, Emilie Dequenne et Michael Abiteboul.

L’histoire commence au moment ou Bénédicte, une jeune pompière, intègre la caserne de dirigé par Philippe.

Si elle est majoritairement bien acceptée par tout le monde, certains voient d’un mauvais œil la présence d’une femme au sein d’un groupe d’hommes. C’est surtout le cas de Xavier, un des plus anciens de la caserne.

Lors d’une de ses premières interventions avec le groupe, Bénédicte commet une grave erreur : S’occupant, de nuit, d’un blessé suite à un accident de la route, elle ne s’aperçoit pas qu’une autre personne est bloqué sur le siège arrière de la voiture. 

Rapidement, une enquête est diligentée, qui risque de remettre en cause la présence de la jeune femme au sein de la caserne.

Le film de Pierre Jolivet est conçu de manière assez simple, avec plusieurs petites intrigues parallèles (dont celle que je viens de vous raconter, et une autre impliquant le fils du maire du village).

Personnellement, j’ai surtout eus l’impression qu’il n’y avait pas vraiment de scénario définit, le réalisateur ayant l’air de vouloir capter une tranche de vie de ses personnages.

Ce qui explique également qu’il n’y ait pas vraiment de fin au long métrage. On suit donc les hommes et la femme évoluant au gré des interventions, souvent difficile. Tous risquent leur vies à tout moment et en sont pleinement conscient. 

Pierre Jolivet n’oublie par mettre l’accent sur les proches de ces pompiers volontaires, dont la vie de famille est souvent compliqué par les contraintes du métier (le mari de Bénédicte lui reproche assez vite ses absences et souhaiterait qu’elle arrête pour s’occuper de leur enfant, Philippe, le responsable de la caserne, à divorcé à cause de son engagement).

Au final, Les Hommes Du Feu constitue un témoignage intéressant d’une vie difficile à servir les autres par engagement.

L’interprétation est à la hauteur et l’on ne s’ennuie jamais, mais, il est dommage que le sujet ne soit pas plus approfondit et que le film ait l’air aussi décousu.