peter et elliottNous sommes à la fin des années 70 et les studios Disney, alors en pleine gloire, sortent leur 30 ème long métrage, baptisé Peter Et Elliott, le Dragon. Comme ce fut le cas avec Mary Poppins, puis, L'Apprentie Sorcière, les deux précédentes production du studio, Peter Et Elliott mélange des acteurs réels avec des images animés. Les responsables de Disney espèrent renouer avec le succès de Mary Poppins. Malheureusement, ce ne sera pas le cas et, osons le dire, aujourd'hui, le film de Don Chaffey, mielleux à souhait, à méchamment vieillit et s'apparente plus à un navet aujourd'hui.

40 ans plus tard, le studio suit la mode des remakes et autres relectures. A une différence près, puisque les nouvelles versions sont des films live tirés de classique animés Disney.

Après Blanche Neige Et le Chasseur, Maléfique, relecture de La Belle Au Bois Dormant, ou Le Livre De La Jungle, voici qu'est lancée une nouvelle version de Peter Et Elliott, Le Dragon.

Ce remake est, cette fois, confié à David Lowery, cinéaste assez peu connu qui à notamment signé, en 2013, Les Amants Du Texas, un drame avec Casey Affleck, Rooney Mara et Ben Foster.

Egalement auteur du scénario, David Lowery annonce rapidement vouloir se détacher quelque peu du film original, notamment en signant une relecture moins légère que son modèle.

Dans cette nouvelle aventure, on trouve notamment Robert Redford, Bryce Dallas Howard, Karl Urban et Wes Bentley. Quant au personnage de Peter, il est incarné par le jeune Oakes Fegley.

A noter, pour info, que Robert Redford et David Lowery devraient normalement se retrouver en 2018 pour The Old Man and the Gun, qui signerait la dernière apparition de l'acteur au cinéma, comme il l'a lui même annoncé.

Pour en revenir à Peter Et Elliott, le Dragon, l'histoire de cette relecture commence dans une voiture. Alors que le jeune Peter roule tranquillement avec ses parents, un violent accident vient bouleverser sa jeune vie.

Désormais seul et perdu, il s'enfonce dans la foret alentour et ne mets pas longtemps à croiser un dragon qu'il baptise Elliott. Six années passent paisiblement. Un temps durant lequel l'enfant et le dragon ont developpée leur amitié.

Un jour, il s'approche un peu trop prêt d'une poignée d'individus et se voit repéré par une fillette, puis par la belle mère de la gamine, Grace.

Cette dernière décide d'héberger cet enfant. Pendant ce temps, Elliott part à la recherche de son ami, ignorant le danger qu'il court à être découvert.

Fidèle à ses intentions, David Lowery signe un remake qui n'a que très peu de rapport avec son modèle, tout au plus quelques éléments comme le fait que le dragon devienne vert lorsque Peter le touche.

Plus sombre et beaucoup plus tourné vers l'émotion que vers la légèreté et les chansons à foisons, ce remake de Peter Et Elliott, Le Dragon se montre plus sensible et profond que son modèle. 

Le début rappelle fortement un autre classique de Disney, à savoir Le Livre De la Jungle. On y trouve un gamin qui survit miraculeusement à un accident (sans une égratignure et alors qu'il ne portait pas sa ceinture de sécurité, bravo) et qui finit dans une foret ou il va passer plusieurs années. De la même manière, j'avoue que la première séquence ou on voit le garçon voler avec son dragon m'a fait penser au film des années 80, L'Histoire Sans Fin, notamment la scène ou Bastien s'envole sur le dos du dragon à tète de chien Falgor.

Ca n'empêche pas ce remake de Peter Et Elliott Le Dragon, d'être un excellent film, parfois très émouvant, magnifiquement interprété et écrasant cent fois son modèle.   

le bgg

On reste dans le même thème avec un autre long métrage sortie également en 2016, Le Bon Gros Géant ou BGG.

Il s'agit de l'adaptation d'un roman de l'écrivain Britanique Roald Dahl, écrit en 1982. Un projet dont les prémices remontent tout de mème au début des années 90. A l'époque, il est question que le comédien Robin Williams incarne le géant du titre. Mais, comme souvent, le projet n'aboutit pas.

Il faudra attendre vingt ans, et la rachat des droits d'adaptation du bouquin par la société Dreamworks, pour, qu'enfin, le film voit le jour. Tandis que Frank Marshall et Kathleen Kennedy, déjà producteur à l'époque, restent en place, c'est Steven Spielberg qui s'occupe de la mise en scène.

Le cinéaste se montre ravit de pouvoir adapter un livre qu'il connait pas coeur et qu'il lisait autrefois à ses enfants.

Si Steven Spielberg décide rapidement de confier le rôle du géant au comédien Mark Rylance, qu'il avait déjà dirigé un an avant dans Le Pont Des Espions, le choix concernant l'autre personnage central de l'histoire, à savoir la jeune Sophie, est plus problématique.

De nombreuses jeunes comédiennes seront auditionnés, avant que le réalisateur ne retienne la jeune Ruby Barnhill pour le rôle.

A noter que figure également au casting Rebecca Hall, qu'on a, notamment, pu voir dans Iron man 3.

Pour l'anecdote, Steven Spielberg souhaitait confier un petit rôle à l'acteur Chevy Chase, qui avait joué dans Charlie Et la Chocolaterie, autre adaptation d'un roman de Roald Dahl tourné au début des années 70, mais, encore une fois, les choses n'aboutiront pas et l'acteur décédera un an après le tournage.

Quant au scénario, il est écrit par Melissa Mathison, nom peu connu du grand public. Pourtant, elle était déjà derrière l'histoire d'E.T L'Extraterrestre, un des grand classique de Steven Spielberg. Une précieuse collaboratrice qui, malheureusement pour le cinéaste, décédera quelques mois après le tournage.

Le BGG commence dans un orphelinat durant les années 30. C'est la que vit une gamine plutôt imaginative et débrouillarde, Sophie. Un soir, elle est enlevée par celui qu'elle va baptiser "Le Bon Gros Géant", qui l'emmène dans sa contrée.  

D'abord méfiante, elle finit par développer une forte amitié avec cet être timide, souffre douleur dans autres géants bien plus fort et plus grand que lui. Elle découvre bientôt que, par le passé, plusieurs enfants ont également été enlevé. Si son ami refuse de dévorer des êtres humains, ceux vivant avec lui n'ont aucuns scrupules.

Sophie et le BGG vont devoir s'unir pour éviter cela. A travers cette aventure, chacun va évoluer et finira par réaliser son plus cher désir.  

Lors de la sortie du film, beaucoup attendaient que ce long métrage renvoie au Spielberg des années 80, et notamment à E.T L'Extraterrestre. Sauf que le réalisateur n'avait pas l'intention de transformer cette adaptation de Roald Dahl en remake déguisé d'un de ses plus gros succès.

Conséquence : Le Bon Gros Géant s'est totalement fait massacrer par une bonne partie de la critique. Honnêtement, je trouve cela particulièrement injuste. Certes, Steven Spielberg ne signe peut être pas son meilleur film avec cette oeuvre, mais, ça reste bien au dessus de ce que propose généralement le cinéma familiale.

La principal différence tient au respect du réalisateur envers son public. Même si le Bon Gros Géant est une oeuvre pour tous, jamais Steven Spielberg n'en fait une fable niaise prenant le spectateur pour une buse.

Sous couvert d'une fable, son long métrage aborde des sujets comme la maturité (De part sa situation, Sophie à du apprendre à grandir plus vite que son age réel, histoire de se débrouiller seule, mais, garde l'imagination et la curiosité d'une enfant, ce qu'elle est toujours), ou la solitude (c'est ce que partage principalement la fillette et le géant, et qui va les rapprocher) et la recherche du bonheur.

Très agréable et porté par des effets bluffant ainsi que des comédiens totalement investit (il fallait au moins ça pour faire passer la voix de Dany Boon, qui double le géant), Le Bon Gros Géant reste un très bon film familiale ou Spielberg démontre qu'il fait toujours partie des meilleurs dans le domaine du divertissement pour tous.