Kong Skull IslandCela fait maintenant plusieurs années que les responsables de studios Hollywoodiens ont décidé d'avoir recours au principe de la prequelle qu'on pourrait traduire par "puisqu'on a plus d'idée pour des suites, autant revenir en arrière".

De nombreuses sagas y ont eu droit. On peut, notamment, citer, les Star Wars, ou La Planète Des Singes.

Aujourd'hui, ce sont deux personnages emblématiques du genre dont les aventures sont remises au goût du jour. 

Commençons par King Kong, un personnage né dans les années 30 via un long métrage au titre éponyme. Une oeuvre qui va connaître un tel succès que le gorille géant devient immédiatement célèbre et multiplie les aventures, que ce soit au cinéma, dans des comics ou des déssins animés. 

Douze ans après ses dernières aventures au cinéma, le personnage revient cette fois sous la houlette de Jordan Vogt-Roberts. Ce nom ne vous dit rien ? Rassurez vous, c'est normale, l'homme à l'allure de viking n'avait, jusqu'ici, réalisé que deux téléfilms jamais diffusé chez nous, dont un pour la chaine Netflix.

Inutile de dire que le voir à la barre d'un film sur King Kong peut résolument inquiéter. Par contre, l'idée de cette nouvelle aventure du singe géant à, au moins, le mérite d'avoir un postulat original puisque l'integralité de l'action se passe cette fois sur Skull Island, île de naissance de Kong ou, jusqu'ici, ne se déroulait qu'une petite partie de l'histoire.

Au niveau du casting, on trouve du beau monde : Tom Hiddleston, Samuel L Jackson, John Goodman, Brie Larson ou encore John C Reilly et Shea Whigham. L'histoire débute en 1944, en plein dans la seconde guerre mondiale, au moment ou deux soldats atterissent sur une ile au large du Pacifique. Un endroit non répertorié sur les cartes qui abrite des créatures sauvages parmi lesquelles un gros singe géant qui ne va pas mettre longtemps à montrer ses paluches.

Vingt six ans plus tard, alors que les États Unis viennent de perdre le conflit au Vietnam, William Randa, un riche scientifique et, accessoirement, le seul survivant du crash des années 40, tente pour la énième fois de faire monter une expédition sur Skull Island, arguant du fait que cette île demeure totalement inconnu et que des Japonais pourraient très bien s'en emparer.

Vu le contexte, il est finalement écouté. C'est ainsi qu'une équipe composé, notamment, de militaires aux ordres du lieutenant-colonel Preston Packard, quelques scientifiques, un aventurier ou une photographe embarquent sur la fameuse île ou, évidemment, rien ne va se passer comme prévu.

Une évidence s'impose à la vision du long métrage : Jordan Vogt-Roberts est peut être un jeune réalisateur manquant d'experience, mais, le bonhomme a déjà des références cinématographiques et il ne se gène pas pour le montrer. 

Le film se déroulant dans les années 70, au sortir de la bataille contre le Vietnam, on a logiquement droit des scènes repiqués à des films de guerre comme Apocalypse Now. Il y a des militaires dans Kong : Skull Island, donc, autant rajouter un passage copié sur Prédator. Le réalisateur semble aussi avoir retenu le fait que dans beaucoup de ces films résonnent des tubes de l'époque, donc, vas y que j'en mets un maximum, quitte à ça deviennent franchement ridicule à l'image de cette scène ou plusieurs membres de l'éxpédition se baladent sur une barque ou se trouve un tourne-disque qui fonctionne à plein régime.

Coté spectacle, rien à dire, le film assure et il est difficile de s'ennuyer, même si Kong à tendance à avoir des caractéristiques de super héros puisqu'il protège avant tout son île ou il est roi des envahisseurs et de créatures monstrueuses dont certaines ont tué ses parents. 

D'ailleurs, il est parfois difficile de ne pas penser à certaines productions Marvel à la vision du film de Jordan Vogt-Roberts. Outre la présence de deux comédiens ayant déja tourné plusieurs fois dans des productions de la maison des idées (pour rappel, Tom Hiddleston incarnait Loki, le frère manipulateur de Thor, tandis que Samuel L. Jackson se glissait dans la peau de Nick Fury), il y a quelques similitudes dans le scénario, concernant surtout l'agence Monarch qui évoque furieusement celle du Shield lors d'une scène situé après le générique finale. 

Coté interprétation, on trouve du bon et du moins bon. Soyons clair : le personnage incarnée par Brie Larson ne sert strictement à rien. Comme elle est photographe, elle passe tout le film à se balader avec son appareil en prenant des clichés de tout et n'importe quoi, et tans pis si des créatures gigantesques s'affrontent à quelques mètres d'elle au risque de l'écraser. J'appelle ça un rôle de potiche jamais justifié par le scénario vu que personne ne l'a forcé à être sur cette île. J'avoue que je me suis même demandé pourquoi elle embarquait dans cette expédition.

Si Tom Hiddleston incarne sans conviction l'aventurier de l'histoire en prenant très souvent la pose, il y a surtout deux comédiens qui, pour moi, se dégage très nettement de l'ensemble du casting. Il faut dire que leurs personnages sont sans doute les mieux écrits et les plus consistants.

Commençons par le lieutenant-colonel Preston Packard, qui prend les traits de Samuel L; Jackson. Il s'agit d'un soldat rodé à toutes les missions difficiles, mais, c'est surtout un homme qui n'a rien d'autre dans son existence que la bataille. Or, lorsque le film commence, la guerre est finie et notre lieutenant s'ennuie.

Sa rencontre assez brutale avec Kong, qui va lui coller la plus grosse défaite de sa vie vu qu'une bonne partie du bataillon y passe avant d'avoir posé le pieds sur l'île, et ce face à face ou chacun défie l'autre du regard offre une certitude au soldat : Le singe est un ennemi à sa hauteur, et surtout une créature à éliminer d'urgence. Packard devient ainsi progressivement fou dans le sens ou rien ne l'interesse en dehors de sa victoire contre le gorille.

J'ai également beaucoup de sympathie pour le rôle incarné par John C Reilly, un homme qui a passé une bonne partie de sa vie dans cette île au point que tous le monde le croit mort depuis des années, y comprit sa femme et son fils.

Kong Skull Island n'est sans doute pas la meilleur aventure de gorille. Disons que c'est un film divertissant, sans plus. En éspérant que la suite annoncé, ou il doit affronter Godzilla, se montre plus ambitieuse.  

alien covenant

Autre personnage culte ayant entamé son retour, Alien. Tout commence  en 2009. Le réalisateur Ridley Scott, celui par qui la franchise est née, annonce la création d'une prequelle à son premier film. Mais, les problèmes s'accumulent et ce n'est finalement que trois ans plus tard qu'arrive Prometheus. Le fameux long métrage censé apporter des explications sur la naissance des xenomorphes...Et qui n'en apportera aucune.

Aussitôt, face au rejet massif des fans devant ce premier essais, le cinéaste sera forcé de s'expliquer : "Les fans étaient vraiment frustrés devant Prometheus. Ils voulaient voir davantage la créature originale, et moi je pensais qu’elle était définitivement cuite, avec une orange dans la bouche." (source : wikipédia)

Ridley Scott explique alors que les réponses et les créatures arriveront finalement dans la suite de Prometheus, le fameux Alien : Covenant dont je vais vous parler aujourd'hui.

Ce nouvel épisode de la saga nous permet de retrouver certains comédiens du film précédents, comme Michael Fassbender qui hérite, cette fois, d'un double rôle puisque, si il reprend son personnage d'androîde, David, on le retrouve également derrière les traits d'un autre robot baptisé William.

A noter que Noomie Rapace effectue également une courte apparition tout comme Guy Pearce et James Franco dont le personnage disparaît dés les première minutes du film.

Du coté des petits nouveaux prêts à se faire boulotter, on trouve, notamment, Billy Crudup, Katherine Waterston ou Danny McBride.

L'histoire se déroule plusieurs années après les aventures d'Elisabeth Shaw. On suit l'équipage d'un vaisseau spatiale, l'USCSS Covenant , qui se dirige vers Origae-6, une lointaine planète situé à l'autre bout de la galaxie. L'objectif est simple : voir si cette nouvelle planète est habitable et, si c'est le cas, y implanter une colonie.

Outre l'équipage d'une quinzaine de personnes, dont un androïde,  le vaisseau transporte également 2000 colons en hibernations et 1140 embryons humains.

Alors que le voyage se déroulait, jusque la, sans encombre, une avarie survient et plusieurs personnes, dont le capitaine, sont tués.

Les survivants ont, à peine, le temps, de s'en remettre qu'un appel au secours leur parvient. Il semble venir d'une planète moins lointaine qu'Origae-6 et qui offre de bonnes conditions de vie.

Contre l'avis de certains membres de l'équipage, le capitaine en second décide de s'y rendre. A peine arrivé que deux membres du groupe sont infectés par des spores extraterrestres. le début d'un cauchemar dans lequel David, le robot rescapé du Prometheus,semble jouer un rôle plutôt nébuleux.

A la vision d'Alien : Covenant, une évidence s'impose : Oui, Ridley Scott à bien entendu les plaintes des fans et souhaite revenir au ton du premier film en signant un film d'épouvante sombre et terrifiant. Mais, les bonnes intentions ne suffisent pas toujours.

Soyons clair : Pour l'auteur de cette chronique, oui, ce nouvel épisode est une véritable deception, j'irais mème jusqu'a dire qu'on tient l'épisode le plus faible de la saga.

Première constatation, dans Alien : Covenant, les personnages humains ne servent strictement à rien, sauf à servir de bouffe pour les créatures.

Autant dire les comédiens sont quasiment tous transparents, y comprit Katherine Waterston, censé incarné une sorte de clone d'Ellen Ripley, mais, qui fait finalement pâle figure face à cette dernière.

Seul personnage épargné, l'androide David, incarné par Michael Fassbender. C'est par lui que les fameuses réponses sont censé arriver.

On apprend que les créatures xenomorphes sont né finalement de particules extraterrestres et volatiles contaminant leurs hôtes et, qu'il a lâché sur les "ingénieurs". Oublié les fameux récipients entrevus dans tous les épisodes de la saga (y comprit Prometheus) amenant les spectateurs à penser que les Aliens venaient de là.  De la même manière, les créatures sortent désormais de la colonne vertébrale et non plus du ventre comme dans le premier épisode. Pourquoi ? Demandez à Ridley Scott.

Je pourrais ainsi continuer longtemps pour, finalement, montrer une évidence. En voulant à tout prit prolonger sa franchise, le réalisateur finit par en contredire totalement l'esprit.

Totalement aveuglé par les dollars ou victime des ravages de l'âge, peu importe, Ridley Scott ne semble plus savoir ce qu'il fait, et certaines scènes ridicules d'Alien : Covenant, comme ce passage très porno gay entre David et William, sont la pour le prouver. Mais, le plus dur, c'est de voir une des meilleurs saga du genre ravagé par son propre créateur et, ça, ca fait clairement mal au ventre. En esperant que le carnage ne continue pas.