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Dans le petit monde des supers héros, il y a les bons élèves, ceux qui affichent une attitude irréprochable et oeuvrent pour la bonne cause sans jamais se départir de leurs missions, comme Captaine América ou Superman. Et il y a les autres, ceux qu'on peut considérer comme les mauvais élèves. Pratiquant un humour parfois trash et politiquement incorrect, ils ne cherchent absolument pas à servir d'exemples, ni à faire partie d'une quelconque équipe. Certains vont même jusqu'à oeuvrer avant tout pour leur propre compte, au détriment de toute morale super héroïque voulant qu'un héros ne tue pas les méchants. 

Dans le cas d'Hancock, on peut malgré tout dire qu'il est pleins de bonnes intentions et se situe à la croisée des chemins.

Réalisé par Peter Berg en 2008, le film est vendu comme une oeuvre décalé promettant une grande bouffée d'air frais à tout ceux qui sont déjà gavé par les héros Marvel qui squattent les écrans.

Incarné par Will Smith, le personnage centrale est montré comme alcoolique, feignant, râleur et pas franchement fréquentable. Mais, surtout, les gens le détestent. Sauf qu'il ne s'agit que de la première partie du film, finalement assez courte.

Hancock rencontre Ray Embrey, une agent de change incarné par Jason Bateman. L'homme rêve de changer le monde, mais, malgré ses bonnes intentions, il se montre incapable de convaincre d'autres personnes.

Après avoir été sauvé par le super héros, Ray se met en tète de l'aider, persuadé que ce dernier n'est pas si mauvais. A partir de la, Hancock abandonne la bouteille et devient aimable, dans la limite du raisonnable. Il finit même par découvrir que la vie de super héros peut être agréable.

En chemin, grâce à Mary Embrey, la femme de Ray, joué par Charlize Theron, Hancock apprendra des choses sur son passé et découvrira que, contrairement à ce qu'il croyait, il n'est pas seul.

Je dois bien avouer que d'ordinaire, les prestations de Will Smith ont souvent tendance à m'agacer, tant j'ai l'impression que le bonhomme est juste la pour faire son show.

Mais, dans la peau de ce super héros, il me fait reconnaître que l'acteur est parfait, passant d'un personnage tout ce qu'il y a de plus antipathique (malgré sa solitude qui le rend touchant) à un vrai super héros.

On peut reprocher aux responsables de ne pas avoir eut le courage d'assumer leur argument de départ sur la longueur (à savoir, mettre en scène un personnage de super héros totalement décalé ), reproche entièrement justifié, mais, une fois digéré la déception, Hancock rèste un divertissement tout ce qu'il y a de plus sympathique, à défaut d'ètre une oeuvre véritablement trash.

Contrairement au long métrage avec Will Smith, pas de tricherie en ce qui concerne Deadpool, un personnage totalement unique. Lui, les bonnes manière ou la gentillesse, il se torche avec.

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A l'origine, si le héros fait bien partie de l'écurie Marvel et son univers, rattaché à celui des X-Men, Deadpool rèste, par son comportement, totalement à l'écart du groupe des mutants du professeur Xavier.

De son vrai nom Wade Wilson, Deadpool est un veritable mégalomane imprevisible et arrogant. Débutant comme mercenaire alors qu'il est tout jeune, l'homme vit essentiellement des contrats qu'on lui propose. Un jour, il apprends qu'il est condamné à cause d'une tumeur et accepte la proposition d'un étrange personnage qui lui propose mla guerison instantané.

Wade finit alors dans le mème laboratoire qu'un certain Wolverine et se retrouve doté de certaines capacités similaires à celles du mutant griffu, comme la régénération immediate des tissus.

Malheureusement, il se retrouve également défiguré et, au final, décide de vivre le visage et le corps caché derrière une tenue et un masque (rappelant quelque peu celui de Spider Man) et se fait donc appeler Deadpool. 

Le moins que l'on puisse dire, c'est que la première apparition du personnage au cinéma n'a pas fait l'unanimité tant le film X Men Origins ne fait pas specialement honneur à ce personnage bavard et amateur de sous entendu salace.

Le premier à se plaindre de la façon dont Deadpool est représenté dans le film de Gavin Hood est Ryan Reynolds, son interprète. Fan du personnage, l'acteur décide de produire et jouer dans un nouveau long métrage plus fidèle à la version papier.

Il lui faudra plus de dix ans pour parvenir à mettre sur pieds ce projet. En 2011, Tim Miller (connu jusque la comme superviseur des effets speciaux des deux premiers X Men et qui remplace David S. Goyer, intitialement pressenti) est officiellement annoncé à la réalisation de ce nouveau long métrage.

Son premier travail est d'assurer la mise en scène d'une petite vidéo à presenter aux cadres de la 20th Century Fox, société qui détient les droits de la franchise X- men.

Ces derniers critiquent severement l'orientation trash du projet, mais, devant la determination d'un Ryan Reynolds infexible qui défend comme un lion le projet, ils acceptent de lacher un budget qui rèste, malgré tout, relativement modèste en regard des autres films de super héros.

Autant dire que, lorsque le film sort finalement en février 2016 avec une classification R aux Etats Unis (qui correspond à une interdiction aux moins de 17 ans), les responsables du studio n'y croit guère.

En France, le film n'est interdit qu'aux moins de 12 ans, mais, devient rapidement l'un des grands succès cinématographique de l'année, en terme de box office, à tel point qu'une suite est envisagé.  

Preuve que, lorsque ça se justifie, le public est pret à accepter des long métrages au ton résolument adulte et anticonformiste. A l'instar de son personnage centrale, le film Deadpool ne ressemble absolument à un film de super héros traditionnelle. On peut mème dire qu'il se rattache difficilement a la saga initié par Bryan Singer.

Oui, le personnage est par certains aspect un mutant, mais, c'est bien tout ce qui le rapproche des Wolverine et consorts. L'une des premières scènes nous montre un Ryan Reynolds dans son costume discutant avec un chauffeur de taxi. Ce dernier évoque alors des difficultés sentimentales et le justicier le conseille, avant d'aller dessouder plusieurs méchants. D'emblée, le ton est donné à travers des dialogues ou se mèlent les termes sexuelles et ordurier. Le film ne déviera jamais de cette ligne.

Les responsables poussent mème jusqu'a montrer Deadpool s'adressant au spectateur à plusieurs reprises, notamment lorsque ce dernier répond à la question : "Comment j'ai fait pour avoir un film rien qu'a moi" avant d'expliquer : "J'ai carréssé les couilles de Wolverine et il en a une grosse".

Le film est essentiellement centré sur la quète vengeresse de Deadpool, obsédé par le fait de retrouver et d'éliminer celui qui l'a transformé et défiguré. En chemin, les responsables prennent bien soin d'aligner la plupart des codes du film de super héros (dont la demoiselle en détrèsse que le justicier doit sauver) tout en les dézinguant un à un (les méchants qui atterissent en posant un genoux à terre).

Dans le rôle titre, Ryan Reynolds semble véritablement s'éclater et sa prestation constitue le principal atout du long métrage. Au final, Deadpool n'est pas un grand film, mais, demeure une oeuvre sympathque à condition d'ètre client de ce genre d'oeuvres décalé. En l'état, c'est surtout un long métrage raffraichissant dont le plus grand mérite réside dans sa difference par rapport aux autres films de super héros, et ou les responsables ne cherchent offrent exactement au public ce qu'il est venu voir, à savoir une bonne dose de mauvais gout.