Les producteurs et responsables de studios Américains ont toujours eu la particularitée agacante de presser un citron en entier. Clairement, quand un filon s'avère juteux, on l'exploite au maximum, jusqu'a l'écoeurement. Et les exemples sont nombreux, en majorité venues d'Amerique, mais, pas que (les Français s'y sont mis aussi, notamment avec Asterix). 

Derniere victime, la saga Die Hard dont le premier opus remonte tout de mème à 1988, et le dernier vrai bon épisode à Une Journée En Enfer, soit le troisième numéro d'une franchise qui, depuis, décline de plus en plus. On pensait d'ailleurs que les dégats allaient s'arreter avec le numéro 4, pas franchement réjouissant, mais, qui pouvait passer pour un plaisir coupable, dans la lignée de 58 minutes pour vivre, monumentale erreur.

Sauf que, dans le cas de ce Die Hard 5, les producteurs ne sont pas les seuls à blamer, puisque c'est Bruce Willis lui mème, totalement emballé par le script de ces nouvelles aventures (on se demande vraiment pourquoi ) qui insistera pour que soit mit en chantier ce cinquième numéro.

Si des réalisateurs comme Nicolas Winding Refn, Fred Cavayé, Noam Munro (qui partira finalement sur un autre projet), Justin Lin ou Joe Cornish sont envisagés, les responsables font le pire choix possible en désignant John Moore, le type déja responsable de quelques douleurs annales chez les spectateurs ayant vus son remake de La Malédiction ou son adaptation du jeu vidéo Max Payne.  

Vous pensiez que Len Wiseman avait entérré la franchise bien profond avec le quatrième épisode ? John Moore va vous prouver qu'il peut creuser encore.

Dés les premières images, impossible de déceler une quelconque trace de la saga initié par John Mc Tiernan. Terminé le format scope avec son image large, on passe à du visuelle bien carré et un générique impersonnel et totalement immonde, le tout sur une musique à chier des bulles.

On continue avec une scène ou John Mc Clane apprend que son fils, avec qui il est brouillé depuis plusieurs années (et qu'on a pu appercevoir gamin dans le premier film) se trouve en Russie.

Ni une, ni deux, notre flic s'envole pour la patrie de Gorbatchev. Pendant ce temps, le fiston, qui se prénomme comme son paternel, va passer en jugement. Une audience écourté quand le tribunal explose, le tout sous les yeux de Mc Clane père qui assiste ensuite à une evasion avant de prendre part à une course poursuite. Le flic ne comprend absolument rien à la situation, mais, va tout de mème faire comprendre au méchant qu'ils ne doivent pas toucher à son gamin.

On a donc droit à la première scène d'action du film, filmé n'importe comment (John Moore style), et ou Bruce Willis nous sort quelques répliques completement foireuses, mais, qui, je l'avoue en baissant la tète de honte, m'ont fait marrer.

C'est paradoxalement l'un des moins mauvais moment du film. Car, la suite verra, entre autre, le père et le fils Mc Clane se retrouver enchainés devant un terroriste leur expliquant sa passion pour la danse avant d'executer quelques pointes. ils sont ensuite embarqué dans une intrigue grotesque et completement farfelue avec des personnages méchant, mais, en fait, non.

La derniere image verra le trio familiale (le père, le fils et la fille, mais, pas la femme, donc) réunit dans un ralentit sirupeux au possible, mais, dévoilant la véritable volonté des auteurs de ce cinquième volet.

Car, non content de faire passer ici John Mc Clane pour un vieux con ayant toujours un train de retard sur les evenements, le film nous montre aussi que, désormais, il n'y a plus besoin d'avoir Bruce Willis au générique pour faire un épisode de Die Hard et que le pire est encore à venir.

En ce qui concerne ce cinquième épisode, c'est juste une grosse merde, totalement à la ramasse niveau action (et ce peut ètre ce qui est le plus grave) tout juste calibré pour arnaquer les fans de la saga.

Quant à Bruce Willis, c'est désormais une certitude, le bonhomme n’en a plus rien à foutre du cinéma et se contente simplement d'assurer ses vieux jours sans trop se fouler.

fire with fireEn voici une nouvelle preuve avec Fire With Fire, sous titré Vengeance Par Le Feu, et qui sera diffusé sur France 4 sous l'appellation Témoin Gênant.

Rarement un téléfilm n’aura d’ailleurs attiré un aussi beau casting, jugez plutôt : Josh Duhamel, le soldat de Transformers et beau gosse de la série Las Vegas, Rosario Dawson, qu'on a pu revoir depuis dans la série Daredevil, tout comme Vincent D’Onofrio, d'ailleurs.

On trouve aussi Bruce Willis que j’ai déjà cité, mais, aussi , Vinnie Jones, Curtis « 50 Cent » Jackson, Bonnie Somerville, Kevin Dunn et Julian McMahon qu’on avait perdu de vue depuis la fin d'une autre série, Nip/Tuck.

La jacquette du dvd de Fire With Fire que j’ai eut entre les mains tente de vendre l’œuvre comme un film d’action explosif et prenant, en insistant bien son casting "de choc".

Premier soucis, certains des comédiens mentionnés plus haut se contentent de simple petite apparitions de quelques minutes, voir de deux courtes scènes, comme 50 Cent ou Vinnie Jones.

Autre problème, tout les acteurs de ce téléfilm sont clairement la pour payer leurs impots et rien de plus. Seul Josh Duhamel y croit un minimum, mais, il est le seul. A noter que David Barrett, le réalisateur de ce direct to dvd est un spécialiste des séries, puisqu'il a notamment bossé sur Once Upon A Time, Blue Bloods ou encore Arrow et NCIS : Los Angeles.

Le scénario de ce téléfilm n’a rien de particulièrement révolutionnaire. On suit Jeremy Colman, jeune pompier New Yorkais qui s’apprête à faire la fête avec ses potes. En chemin, le groupe s’arrête prêt d’une station service et, pendant que ses camarades vont chercher de l’essence, Jeremy fonce à la supérette pour acheter ce qu’il faut.

C’est pendant qu’il fait ses courses qu’un groupe d’hommes mené par un néo nazis notoire, David Hagan, entre dans la boutique et, après avoir menacé le gérant et son fils, les abats froidement tout les deux.

Seul témoin de la scène, Jeremy s’en tire avec quelques blessures, et devient vite la seul personne à pouvoir faire enfermer Hagan. Il croise alors Mike Cella, un flic ne revant que de coincer Hagan, qui a déscendu son coéquipier et la famille de ce dernier. Le flic taciturne place immédiatement Jeremy dans la programme de protection des témoins.

Huit mois plus tard, le pompier à changé de nom et de vie et mène une existence paisible à la Nouvelle Orléans, en attendant de rentrer chez lui. Il est sous la protection d’une femme Marchal nommé Talia Durham , qui est devenu également sa compagne.

Pendant ce temps, David Hagan a été relâché et se trouve dans l’attente de son procès. Bien décidé à éliminer l’unique personne pouvant lui causer du tort, il engage deux tueurs qui finissent par retrouver Jeremy et tentent de l’abattre.

Lorsque Talia est blessée dans la fusillade, le pompier prend alors conscience que le seul moyen pour lui et sa copine de s’en sortir est de tuer Hagan. Commence alors pour lui odyssée vengeresse à haut risque. On peut éventuellement deviner ce qui à pu intéresser Josh Duhamel dans ce personnage de soldat du feu transformé en tueur par les circonstances. Car, ce qui est intéressant, c’est que jamais Jeremy Colman ne change de statut, il n’est pas un héros, juste un être humain poussé à la violence. Les responsables ne se privent jamais de le rappeler, même si ça doit passer parfois par des détails franchement grotesque, comme lorsqu’on le voit vomir de dégoût alors qu’il torture un homme avant de le tuer.

Par contre, on peut clairement se demander ce qui a pu intéresser Bruce Willis dans ce personnage de policier consumé par la vengeance après que David Hagan ait tué son coéquipier et la famille de ce dernier, ou Rosario Dawson qui joue les potiches particulièrement incapable alors qu’elle est soi disant une femme flic efficace.

Quant à Vincent D’Onofrio, si ses premières apparitions sont plutôt engageante en tueur raciste, l’acteur se met ensuite à cabotiner de plus en plus à mesure que le film avance, ôtant ainsi tout interet pour son personnage.

Je vous passe certains clichés que le réalisateur se plait à nous resservir (50 Cent et sa clique de blacks sont des rebelles qui écoutent du rap et vendent notamment des armes interdites).

Au final, Fire With Fire : Vengeance Par Le Feu est juste un produit standard, un véhicule publicitaire ventant le talent de Josh Duhamel. Un téléfilm bas de gamme tout juste bon à ètre diffusé sur la TNT, ou se trouve d’ailleurs sa vraie place.