Réaliser une bonne parodie est toujours un exercice compliqué, tant l'exercice demande un minimum de talent, chose dont Ezio Greggio semble totalement dépourvu.

L'homme est pourtant un artiste reconnu en Italie ou il cumule les fonctions d'animateur télé via une émission satirique, scénariste, écrivain et comédien.

Le Silence Des Jambons, réalisé au début des années 90 marque les premiers pas du bonhomme dans la réalisation, encouragé par un grand nom de la parodie cinématographique, Mel Brooks.

Le film réunit donc Ezio Greggio, Billy Zane, Johanna Pacula, Shelley Winters, Dom De Luise, Charlène Tilton, et Martin Balsam dont ce sera l'une des dernieres apparitions.

On note également les apparitions de Mel Brooks, Joe Dante, John Landis et Roger Corman, ainsi que John Carpenter.

L'oeuvre est évidemment un détournement du film de Jonathan Demme, Le Silence Des Agneaux, mais, également du long métrage d'Alfred Hitchcock, Psychose. On suit donc un jeune et fringant inspecteur nommé Jo Dee Foster, qui voit sa vie basculer lorsqu'une enquète difficile lui est confié et dans laquelle il va devoir collaborer avec un psychopathe très dangereux, le terrible docteur Animal Cannibal Pizza.

Dans le mème temps, la compagne du policier, une jeune starlette du nom de Jane Wine, vient de voler une forte somme d'argent à son patron et à prit la fuite. Une aventure qui la mène vers un étrange motel tenu par un type mysterieux, Antonio Motel.

Lorsqu'à l'issue de cette nuit dans l'établissement, Jane disparait, Joe Dee Foster assisté d'un détéctive et de la soeur de la victime vont mener l'enquète pour tenter de comprendre ce qui s'est passé.

Autant le dire, cette parodie est un ratage integrale, la faute à des gags paresseux et un manque d'inspiration flagrant. Le Silence Des Jambons ne parvenant jamais à faire rire, le spectacle devient vite pénible et chiant. La parodie du film de Jonathan Demme est rapidement abandonné au profit de celle de Psychose.

Totalement laissé en roue libre, les comédiens font ce qu'ils peuvent, mais, leur cabotinage ne parvient jamais à masquer le vide de l'entreprise. La palme à Dom De Luise et Billy Zane dont les prestations font vraiment peine à voir, mais, le rèste du casting n'est pas en rèste, à l'image de Charlène Tilton, comédienne surtout connu pour son rôle dans la série des années 80, Dallas, et qui en fait des tonnes sans jamais convaincre.

Le Silence Des Jambons est un énorme navet chiant et qui ne fonctionne jamais. On rèste dans la comédie parodique pas drôle avec un autre "chef d'oeuvre" du genre, The Hungover Games.

Ici,  les responsables décident de s'attaquer, bien sur à la saga Hunger Games, en particulier le premier épisode, mais aussi à Ted, Avatar, et même au premier Taken, lors d'une séquence complètement gratuite ou le personnage de Liam Neeson est remplacé par Robert Wagner.

A noter présence de Tara Reid, toujours la pour cachetonner dans de mauvais films, et Jamie Kennedy, dont certains se souviennent peut ètre pour son rôle de Randy Merks dans les deux premiers volets de la saga Scream.

Le scénario de base reprend celui de la trilogie Very Bad Trip, avec la mème bande de potes partit faire l'enterrement de vie de garçon de leur ami Doug et qui vont, une nouvelle fois, le perdre après des péripeties suite à une soirée arrosé dont il ne garde aucun souvenir.

Sauf que, cette fois, nos lascars se retrouvent dans le monde d'Hunger...Pardon, d'Hungover Games ou ils vont devoir affronter sous l'oeil de caméra avide de violence des adversaires redoutables tels qu'un Thor homo qui court après son marteau, la peluche Ted, l'indien de Lone Ranger, deux indigènes bleues sortit d'Avatar, un zombie ayant tourné dans la série The Walking Dead ou la redoutable Carrie White. Tout cela en tentant de retrouver des souvenirs parfois surprenant de leur soirée.

A l'image des parodies qui pullulent depuis quelques années, on ne peut pas dire que les responsables d'Hungover Games se soit beaucoup fatigué avec leur scénario. Ce que, à la rigueur, on peut leur pardonner vu qu'il s'agit d'un détournement.

Le problème, c'est que cela s'applique également à l'humour englobant le film. Car, soyons sincère, si on peut sourire à certains moments, jamais on ne se marre une seul fois, la plupart des gags se révélant d'une lourdeur peu commune.  

Un exemple ? Nos trois héros vont découvrir qu'ils ont participé à une chaîne humaine baptisé The Human Centipède (voyez la référence) et que, l'un des larrons s'est fait chier (désolé de cette vulgarité, mais, on ne peut pas dire autrement) dans la bouche. On aura ainsi la vision du mec en train de vomir de la merde. Bon appétit si vous êtes à table.

En fait, l'impression qui prédomine, c'est que les responsables semblent vouloir faire l'impossible pour offrir une parodie aussi trash que possible. Encore une fois, c'est surtout vulgaire, mais, pas drôle pour autant. Enfin, le fait de vouloir parodier un maximum de films aboutit parfois à un trop plein de références, parfois extrêmement mal utilisé, ou ne faisant l'objet que d'un gags gratuit et hors sujet.

Je pense, notamment, au détournement très court de Django Unchained, qui se limite à voir un clone de Django assommer un type avant de faire un signe à la caméra en criant "Django est libre !".

Au final, The Hungover Games (qu'on peut également trouver sous le titre The Very Bad Games) n'est qu'un navet pitoyables et absolument pas drôle, mais, qui se montre finalement à l'image de l'humour gras peuplant les comédies américaines actuelles.