Tout succès se doit d'avoir une suite. Voila une règle incontournable du cinéma, qu'il soit Américain ou Français. La plupart du temps, c'est surtout une tentative pour des producteurs avide souhaitant refaire sonner le tiroir caisse. Parfois, ça se justifie, mais, dans le cas de La Nuit Au Musée, la réponse est clairement : Non.

Soyons clairs, j'aime beaucoup le premier film. Pour autant, son concept de départ n'est pas étirable à l'infini. La Nuit Au Musée rèste une bonne comédie, mais, il n'était pas necessaire d'en rajouter. 

Malgré tout, comment resister à la tentation quand l'opus original dépasse les 2 millions d'entrées ? 

Ben Stiller retrouve donc le réalisateur Shaun Levy trois ans après le premier film, pour une suite qui s'annonce plus ambitieuse et délirente que son modèle.

A l'instar du comédien, toute l'équipe reprend du service, comme le regrétté Robin Williams qui réendosse le costume de Théodore Roosevelt, ou Owen Wilson qui incarne à nouveau le cow boy liliputien Jébédiah.

Ils sont rejoins par plusieurs petits nouveaux comme Amy Adams, Alain Chabat ou Hank Azaria. Ben Stiller, également producteur, en profite également pour faire apparaitre quelques copains comme Jonah Hill ou Jay Baruchel.

L'histoire commence donc quelques années après les evenements du premier film. L'ancien chomeur Larry Dally a laissé tomber son job de gardien de nuit au musée d'histoires naturelles de New York et s'occupe de l'entreprise qu'il a créé.

La fabrication des lampes torches fluorescentes lui a amené la gloire et la célébrité. Larry Dally devrait ètre un homme comblé, mais, quelque chose lui manque et c'est doute pour cela qu'il choisit de retourner faire un tour dans le musée. Sur place, il découvre avec étonnement que les figurines de cires sont en train d'ètre remplacé par de l'équipement éléctronique. Autre élément d'inquietudes, certains personnages vont ètre déplacé vers un autre musée, ainsi que la fameuse tabelette d'Akmen Ra qui donnait vie à tout ses mannequins.

Mais, Larry Dally est désormais un chef d'entreprise très occupé et ne peut plus se soucier de tout ça. Pourtant, lorsque l'un de ses amis l'appellent pour lui demander du secours, l'ancien gardien de nuit n'hésite pas.

Il est loin d'imaginer la nuit completement folle qu'il s'apprette à vivre, affrontant le terrible (et zozoteur) Kah Mun Rah qui ne rève que de s'emparer de la tablette pour déchainer l'enfer sur le monde. Mais, Larry Dally va également connaitre l'amour en la personne d'Améliah Eckart, une aviatrice légendaire.

"Pour raconter cette histoire délirante, intelligente, amusante, pleine d'action et d'émotion, nous voulions les meilleurs acteurs possible, ce sont tous des génies de l'improvisation, des auteurs de comédie respectés, et des acteurs qui savent comment surprendre le public, la qualité du jeu devant la caméra est aussi excellente que le talent créatif dont a fait preuve notre équipe technique, et c'est ce qui rend ce film si spécial."

Cette déclaration provient de la bouche du réalisateur Shaun Levy, lors de la sortie du second opus. Encore une fois, on retrouve cette volonté du "toujours plus" , comme l'atteste le changement de format, le 1.85 du premier film laissant sa place à un cinémascope flamboyant. Malheureusement, l'ambition et les moyens supplementaires ne garantissent pas forcement un meilleur resultat.

Ce qui manque le plus à cette suite, c'est un scénario. Car, hormis son idée de départ et quelques éléments éparses, il n'y a aucune évolutions veritable par rapport au premier film. Rien de vraiment nouveau qui justifie ce second épisode. Le premier film n'avait pas forcément une histoire très complexe, mais, il ne souffrait d'aucun temps mort.

La Nuit au musée : Le Secret des Pharaons : AfficheIci, les differents acteurs se retrouvent souvent condamné à improviser des gags étirés au maximum, quand certains passages du premier film ne sont pas reprit, comme la séance de baffe entre Ben Stiller et le singe capuccin.

Il est évident que les comédiens s'amusent derrière la caméra. Dommage qu'ils oublient que le spectateur souhaiterait lui aussi en profiter. Ce dernier se retrouve ainsi comdamné à regarder une Amy Adams totalement en roue libre, ou un Alain Chabat tristement sous exploité (on le voit très peu et son personnage ne sert à rien), quand ce ne sont pas des caméos dont on se demande l'utilité (Jonah Hill en gardien ) .

La Nuit Au Musée 2 est, au final, un film pas forcement déplaisant, mais, ou l'esprit du premier opus semble s'ètre completement perdu.

Pourtant, toute l'équipe semble continuer à y croire, puisque la troupe se retrouve pour un troisieme épisode, sortit en Fevrier 2015. Un épisode annoncé comme le dernier, et qui demeure une des dernières prestations de Robin Williams et l'ultime pour Mickey Rooney.

Sous titré "Le Secret Des Pharaons", cette seconde suite met en scène, en plus du casting d'origine, Rebel Wilson, Ben Kingsley, ainsi que Hugh Jackman et Alice Eve qui viennent faire un simple caméo dans ce qui rèste, à mon avis, la meilleur scène du film.

Autre nouveauté, Ben Stiller joue cette fois deux rôles. En plus du personnage de Larry Daley qu'il incarne depuis le début, il interprète également un néandertalien simplet baptisé Laaa.

L'histoire reprend peu après la fin du second épisode. Larry Daley est redevenu gardien de nuit et organise un grand spectacle pour les investisseurs. mais, durant la représentation, les personnages perdent totalement le controle et la soirée est un fiasco.

Larry s'appercoit alors que la tablette est victime d'un étrange phénomène : de la corrosion s'est formé et s'étend progressivement sur tout l'objet. Le gardien de nuit va devoir se rendre à Londres avec toute son équipe et tenter de sauver la magie avant que celle ci disparaisse.

A la vision de cette utlime épisode, on peut se poser une question : Les responsables ont ils vraiment prit conscience des faiblesses du film precedent ?

Car, La Nuit Au Musée 3 souffre quasiment des mèmes défauts que ce dernier. En premier lieu un argument pretexte absolument pas develloppé, et des comédiens qui sont finalement les seuls à s'amuser vraiment.

Tout comme son predecesseur, cet ultime épisode de la saga n'est pas désagréable à visionner et peut mème faire sourire lors de certains passages (Hugh Jackman qui joue son propre role et se met dans la position de Wolverine avant qu'Alice Eve ne lance : "c'est plus impressionnant torse nu et avec des griffes"). Mais, l'impression désagréable que Ben Stiller se sert plus du film pour faire jouer ses potes (je ne sais pas si Rebel Wilson a vraiment du talent, mais, dans La Nuit Au Musée 3, ce n'est guère flagrant) devient de plus en preignante.

Au final, ces deux suites quelques peu paresseuses viennent surtout confirmer, s'il en était besoin, que le premier film se suffisait largement à lui mème et qu'il n'était pas necessaire d'en rajouter.