Il faut bien avouer que le paradoxe est plutôt intéressant : Alors les productions Marvel squattent actuellement les plus hautes sphères du box office au détriment du frère rival de chez DC (qui prépare la contre attaque dés l’année prochaine), c’est plutôt l’inverse du coté des séries.

Actuellement, la meilleur série de super héros, et surtout la plus apprécié et commenté, est quand même Arrow, adaptation du personnage d’Oliver Queen alias l’archer vert, un héros DC Comics.

Poursuivant sur sa lancée, le producteur Greg Berlanti et son équipe décident de se lancer dans la création d’un spin-off, ou autrement dit une série dérivée.

Ainsi naît la nouvelle version télé des aventures de Flash, autre héros phare DC qui a d’ailleurs déjà connu une transposition dans les années 90.

Rappelons qu’a l’origine, le personnage se nomme Barry Hallen et travaille pour la police de Métrocity. Un jour, il est victime d’un accident qui lui donne des capacités insoupçonné, à savoir une grande vitesse et une résistance plus forte. Élément qu’il va mettre a profit pour combattre le crime.

C’est Grant Show, comédien inconnu chez nous, qui incarne Flash dans cette nouvelle version. De prime abord, le physique du comédien ne rassure guère tant il paraît trop lisse et chétif pour le rôle alors que Barry Hallen est plutôt musclé, mais, ça cadre avec la volonté des producteurs.

A ses cotés, on trouve notamment John Wesley Shipp, qui incarnait le personnage dans les années 90, Danielle Panabaker, mais, aussi trois comédiens issus d’une autre série, à savoir Prison Break, en l’occurrence Wenworth Miller, Dominic Purcell et , qui viendront apparaître pour un ou plusieurs épisodes.

L’histoire commence alors que Barry Allen est encore un enfant et assiste, impuissant, à la mort de sa mère alors que cette dernière est au centre d’un énorme tourbillon jaune.

Dix ans plus tard, Barry est désormais un jeune homme qui vit chez Joe, un ami du père et accessoirement chef de la police.

Malgré les années, le garçon n’a pas renoncé à chercher la vérité sur la tragédie. Pendant ce temps, son père, accusé du crime, croupit en prison.

A quelques kilomètres de la, un scientifique, le Dr Harrison Wells, organise une grande soirée ou il compte faire découvrir sa nouvel invention, le rayon à particule.

Malheureusement, l'essai se passe mal et de nombreuses personnes vont voir leur vie changer à tout jamais, dont Barry qui se retrouve dans le coma durant de longs mois.

Lorsqu’il en sort, c’est pour découvrir qu’il possède une force beaucoup plus grande et une rapidité accrue. Avec deux scientifique et le Dr Wells, il va tenter de stopper ce qu’ils appellent des Meta Humains, des individus malfaisant ayant, eux aussi, hérité de pouvoirs divers.

En parallèle, on découvre également que le rôle de Wells ne se limite pas à jouer les mentors et qu’il pourrait bien constituer la plus grande menace que Flash ait à affronter.

Je dois bien l’avouer : l’idée des producteurs de rajeunir les personnages principaux et de faire  une série plus orienté grand public qu’Arrow (sous entendu, beaucoup moins sombre et violente) ne me rassurait pas. J’avais tord.

Car, si cette première saison de Flash s’inscrit dans une dynamique différente d’Arrow, elle se révèle également, à mesure des épisodes, beaucoup plus complexe et passionnante ; ouvrant sur un gigantesque univers qui, d’ailleurs, débouche sur une prochaine déclinaison qui devrait arriver dans quelque temps et baptisé Legends Of Tomorow.

Pour en revenir à Flash, outre le fait que le personnage va devoir apprendre beaucoup au cours des épisodes, ce qui fait l’intérêt de cette première saison, c’est également la galerie de méchant et en particulier celui qui fait office de fil rouge, Harrison Wells.

Homme mystérieux et sympathique, il semble éprouver beaucoup du remord par rapport à la tragédie, qui l’a d’ailleurs laissé dans un fauteuil roulant.

Rapidement, il prend Barry sous son aile et va lui servir de mentor. Mais, dans le même temps, on découvre l’autre facette du personnage, moins recommandable et qui cache beaucoup de choses.

Wells peut même se montrer extrêmement dangereux dans certaines situations. Il n’hésitera pas à tuer dans le second épisode pour protéger Barry et son secret.

Il admettra même éprouver de l’affection pour le jeune homme ce qui rend le personnage d’Harrison Wells encore plus paradoxale et complexe.

Car, c’est un des paradoxe de la série : quelque soit leurs actes, certains méchants de l’univers de Flash nous sont sympathique, à l’instar de Wells, dont la fin est presque déchirante, ou Capitaine Cold, qui finira d’ailleurs pas rejoindre l’équipe de Legends Of Tomorow.

Malgré certains imperfections (le combat entre Flash et le gorille Grot est beaucoup trop sombre, notamment ) cette première saison des aventures du  personnage est tout de même très réussi et donne vraiment envie de connaître la suite.