BroadchurchSi il est bien une série qui à su faire l’évènement en 2014 sans que personne ne puisse véritablement le prévoir, c’est bien Broadchurch.

Partout ou il sera diffusé, y comprit en France, le programme fera un véritable carton d’audience au point de pousser les producteurs Américains à proposer un remake qui, lui, ne dépassera pas la première saison, malgré la présence de David Tennant dans les deux versions. Chez nous aussi, les dirigeants de France 2 mettront en boite leur version nommé Malatérra, et qu’on devrait voir arriver au cours de cette année 2015.

Pour en revenir à la série original, on la doit à Chris Chibnall, producteur et scénariste ayant notamment travaillé sur d’autres programmes comme Torchwood, Merlin ou Londres, Police Judiciaire.

Parmi les interprètes, on trouve notamment David Tenant, que j’ai déjà cité, mais, aussi Olivia Colman, Vicky McClure Jodie Whittaker et Andrew Buchan, rejoints, dans la saison 2, par Charlotte Rampling, James D'Arcy ou Marianne Jean Baptiste, qui revient dans une série quelques années après FBI Porté Disparu.

Le premier épisode de la saison 1 nous immerge  dés les premières secondes dans l’ambiance à la fois planante et menaçante d’une petite bourgade paisible du nom de Broadchurch.

Un endroit calme, du moins jusqu'à ce que le corps d’un petit garçon de 11 ans soit retrouvé sur une plage. Il s’agit de Danny Latimer, un gamin du coin.

L’inspecteur Alec Hardy et le sergent Ellie Miller sont responsables de l’enquête. Le premier vient d’être muté sur place suite à une affaire délicate lui ayant causé quelques problèmes, et la jeune femme revient de vacances et espérait pouvoir monter en grade, un poste finalement confié à Alec Hardy.

Alors que l’enquête n’en est qu’a ses débuts, les problèmes surviennent rapidement. L’affaire s’ébruite à cause d’un jeune journaliste locale un peu trop fouineur et les secrets des habitants de la bourgade jusque la paisible commencent à faire surface. Car, au delà de l'enquête prenante mené par le couple de flics, ce qui fait la force de la série, ce sont justement ses rebondissements.

On réalise rapidement que la plupart des habitants de Broadchurch apparaissent comme des tueurs potentiels, du père de Danny, absent de la maison le soir du crime, mais, refusant d'expliquer ou il se trouvait, à Susan Wright, une femme au comportement étrange vivant seul dans une caravane et qui n'hésitera pas à cacher une pièce à conviction essentielle dans un but qui restera jusque dans les derniers épisodes mystérieux.

Sans oublier Jake Marchall, un marchand de journaux joué par David Bradley, vu notamment en concierge dans la saga Harry Potter, et revu en chasseur de vampire dans The Strain, la série de Guillermo Del Toro. Un homme dont le passé va ressurgir subitement, dévoilant un visage franchement peu reluisant des habitants de cette bourgade.

La saison 1 de Broadchurch est l'exemple type du programme que vous ne pouvez plus lacher une fois commencé. L'une des qualités de la série réside également dans son duo de flic, aussi mal assortit qu'il demeure attachant. On a d'abord Alec Hardy, inspecteur principal muté dans la petite ville après pas mal d'ennuis. Flic obstiné et cynique, il déteste dans un premier temps Broadchurch et considère sa présence dans cette endroit comme une pénitence à accomplir. Quant à Ellie Miller, il s'agit d'un policier de province, qui, dans le premier épisode, revient de vacances en ésperant pouvoir monter en grade et passer de sergent à inspecteur. Dire qu'elle vit d'abord très mal la présence d'Alec Hardy, qui lui a ravit la place convoité, est un euphémisme. Et ce dernier ne lui fait guère de cadeaux non plus.

Pourtant, si les deux policiers ne cessent de se chamailler, lors de passages absolument jouissifs, il développe également une certain attachement l'un envers l'autre au point d'en devenir amis.

Le dernier épisode de la saison 1, et la révélation de l'identité du coupable en surprendront sûrement certain et pose la question de savoir si on connait vraiment la personne avec qui on partage sa vie. Un final mémorable qui aurait du signer la fin de la série.

Mais, devant le succès de Broadchurch, son créateur, Chris Chibnall, décide d'embrayer sur une seconde saison dont on pouvait, avec raison,  se demander ce qu'elle allait pouvoir raconter de plus.

Pourtant, dés le premier épisode, les doutes sont rapidement balayé et la saison 2 s'impose rapidement comme une évidence. D'abord à travers le procès du coupable du meurtre, entre un accusé trop lâche pour assumer son geste et qui va entraîner tous les habitants dans une véritable bataille juridique éprouvante et douloureuse, mené par deux avocates autrefois partenaires et aujourd'hui rivales. De véritables tigresses du barreau prêtes à tout pour la victoire, en particulier Sharon Bishop, qui n'hésitera extrêmement loin, voir, trop loin, pour défendre son client.

L'autre partie concerne la fameuse affaire ayant amené Alec Hardy à Broadchurch, incluant également la mort d'une fillette et la disparition d'une adolescente. Une histoire qui réapparaît quand le principal suspect vient s'installer dans la petite bourgade, dans l'espoir de récupérer sa femme avec qui il va jouer, tout au long de la saison 2; un jeu pour le moins étrange.

Si cette seconde intrigue fait plus office de remplissage dans les premiers épisodes, elle s'avère malgré tout prenante, même si, pour ma part, je préfère la partie concernant le procès.

Série très bien écrite et joué de manière absolument parfaite, par des acteurs qu'on sent investit dans l'aventure, je pense, notamment, à Charlotte Rampling dont je ne suis pas forcement fan, mais, que j'ai trouvé dans la saison 2 formidable et émouvante, Broadchurch demeure un très moment de télévision, et une excellente série policière, dont on attends désormais la saison 3, en espérant que Chris Chibnall se montre aussi inspiré qu'il l'a été jusqu'ici.